Un dimanche aux puces.

Lors de ma tardive expédition dominicale aux puces (une fois n’étant pas coutume, avec mes parents), je n’ai pour une fois rien acheté. J’ai bien hésité devant quelques objets, notamment un sac à main ancien, en cuir noir rigide, muni d’un fermoir. Ma mère a immédiatement poussé des cris d’horreur: « Ma grand-mère avait le même! ».  Ce qui n’a fait que confirmer ce que je pensais, à savoir qu’il datait des années 50. C’est drôle de constater que les personnes qui ont vu quotidiennement portés/utilisés les objets ou vêtement que nous considérons à présent comme « vintage » se demandent systématiquement comment Dieu pouvons nous aimer de telles vieilleries. Je ne connais guère que mon père qui soit nostalgique des pattes d’éléphant et autres chemises à jabot de sa jeunesse, du temps où il était fougueux et chevelu.

J’avais également repéré un éventail en bois et tissus, mais j’ai renoncé à le prendre car, même à 20 ou 50 centimes, il ne correspondait pas à ce que je cherchais: j’en voudrais un en dentelle, à l’espagnole, dans le style de celui de la photo ci-dessous (qu’on me fasse grâce des taureaux ou danseuses de flamenco peints, merci. Ceux qui connaissent « La mère à Titi » de Renaud comprendront ma répulsion.).

éventail_« Pourquoi un éventail? » m’a demandé mon ex-baba cool de père. Eh bien pour m’éventer, quelle drôle de question. Ça ne se fait plus guère, mais je trouve ça drôlement pratique d’avoir cette petite chose au fond de son sac, surtout dans le sud où nos étés au soleil ne descendent pas sous la barre des 40°C. Plus esthétique aussi que les espèce de mini-ventilateurs à piles dont on voit certains affublés lors des grandes chaleurs, et que j’ai toujours trouvés horriblement moches.

A force de me raisonner, j’aurais pu rentrer bredouille. C’était sans compter sur l’heure tardive qui obligeait les exposants à remballer et beaucoup à laisser sur place ce dont ils ne voulaient plus. En fouillant un peu ça et là dans les cartons, j’ai trouvé un gros classeur plein d’intercalaires (pas la manne divine, certes, mais je n’aurais pas à en racheter un quand celui que j’utilise sera rempli de notes) ainsi qu’un billet d’avion Air France Bastia-Nice de 1952, accompagné d’une photo d’un vieux monsieur:

DSC04954-pola

Si quelqu’un reconnaît son aïeul, je serais heureuse de lui rendre la photo!

Ma mère a ramassé quelques vieux jeans au hasard, qu’elle comptait utiliser pour en réparer d’autres, et ô surprise, une fois à la maison, elle les a essayés pour voir et les deux lui allaient parfaitement. Chacun a eu sa part du butin, car mon père a trouvé une affiche laissée à l’abandon qu’il avait repérée sans l’acheter. Je pense qu’à l’avenir  je rejouerai les « éboueuses »!

Suivront dans quelques temps les photos de l’après-midi passé au vert…

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2 réflexions sur “Un dimanche aux puces.

  1. madeleinemiranda dit :

    Hello! Merci de m’avoir ajoutée à ta blogroll, c’est très gentil de ta part 🙂

    Tu as un joli blog, et le récit de tes aventures aux puces est vraiment intéressant!

    Bisous

  2. Rêvez dit :

    Cette photo polaroid est formidable. Je reçoit beaucoup de gens qui veulent  »vider leur grenier’ et souvent ce qu’ils y trouvent finit par parler si ce n est pas déjà de la parole. Ce vieux monsieur ne parlera plus, ni celui qui l’a photographié.. tu connais peut être mieux sont visage que ses descendants et tu sais qu’il s’est déplacé.. mais pourquoi? pour qui? et quel est son nom?.. Tu as sauvé sa trace des poubelles de puces!

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