The Real Emily

Emily The Strange, incarnée par Esra Pekyarar

by Mehmet Urgut, Deviant Art, 14/04/2008

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Made In Normandy

Me voilà revenue de mon périple normand. Pendant une semaine, j’ai parcouru les verts vallons en long, en large et en travers. Je suis maintenant spécialiste ès-Normandie. En même temps, vu que j’y suis née, le contraire serait honteux. Ceci dit, rattraper 27 ans d’inculture en 7 jours n’était pas gagné d’avance. Mon bilan?

– Le Mont Saint-Michel est une arnaque: c’est PLEIN de monde, et quand je dis plein, c’est encore plus que ça, un raz-de-marée de bipèdes. En plus, on s’est fait eu: ce jour fut le plus chaud de toute la semaine. 30°C en Normandie, je dis non, ça n’est pas humain, on est venu pour avoir du frais, sinon on serait restés chez nous nondédiou! Déjà pas très réceptifs, on en a vite eu marre.

Au Mont, il faut faire la queue une demie-heure et payer 40C pour aller aux toilettes (qui ne sont même pas nickel) et quand on a fait son pipi on ressort par où on est entré, c’est à dire par un étroit couloir où tu dois écraser ceux qui attendent pour passer. Au Mont, on doit marcher sur les gens, les pousser, faire des slaloms dignes des JO de ski pour passer devant les tarés aventuriers qui grimpent les escalier avec un gosse dans une main et une poussette dans l’autre pour ENFIN parvenir tout en haut, devant l’abbaye, où surprise! une bonne heure d’attente se profile pour avoir le droit d’entrer. Là, nous avons déclaré forfait: on s’est carapatés par les chemins de traverse et sauvés sans demander notre reste. Sinon, oui, c’est beau, mais la beauté du site est éclipsée par les envies de meurtre que l’on éprouve à l’égard de la mémère espagnole et des groupes de japonais qui nous bloquent le passage sous un soleil de plomb dans l’unique rue qui mène au sommet. A retenter en janvier ou février, donc.

– Les cathédrales normandes sont des joyaux, mention spéciale à celles de Rouen (ci-dessus) et de Bayeux, où nous avons également été admirer la fameuse tapisserie qui retrace la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant suite au parjure d’Harold qui se fit couronner roi à sa place (le félon!). Suivre les traces de Guillaume à travers le Calvados (pas la bouteille, hein, sinon imaginez mon état) a réveillé mon amour du Moyen-Age.

– Le débarquement de juin 1944 est encore très présent dans les esprits (de nombreux drapeaux américains sont érigés dans tous les villages et villes de la côte). Je ne m’étalerai pas beaucoup plus sur le sujet car je doute que ça intéresse beaucoup de monde ici, mais j’ai rarement eu plus mal au coeur qu’au Visitor Center du cimetière américain de Colleville-sur-Mer et au Mémorial de Caen. Si vous passez dans la région, ne pas y aller serait réellement dommage (si vous êtes dépressif, on vous exempte), c’est bouleversant mais essentiel et beaucoup plus vivant (paradoxalement) qu’un livre d’histoire.

D’ailleurs, les livres (et les profs) ne disent jamais tout: un exemple pour la route (attation, c’est la minute historique!) l’opinion publique pense injustement que les alliés ont « enfin » débarqué en 1944 après avoir laissé l’Europe s’enliser dans la guerre pendant 5 ans et qu’en gros, ils auraient pu se bouger plus tôt. Saviez-vous que les anglais fomentaient une invasion du continent déjà en 1940 (ils ont d’ailleurs menés des mini-raids un peu partout pour se faire la main), que l’entrée des USA en guerre les y a aidés et que, de là, le débarquement de 1944 s’est préparé pendant deux ans (nécessitant des moyens colossaux en hommes et en matériel) tandis que les gouvernements britanniques et américains menaient parallèlement une hallucinante opération de désinformation des allemands pour les tromper sur les opérations à venir?

Tout ça ne nous a a bien sûr pas empêchés de faire les singes à Omaha Beach (les plages du Calvados sont indécemment belles).

« We were here! »

– J’ai bien tenté de nouveau d’apprécier les fruits de mer, mais, peine perdue, c’est de nouveau raté. Je hais le cru, je hais les bullots (qui ne sont rien d’autres que des escargots de mer, finalement – beurk) et les coquillages non-identifiés. En revanche, Chéri a poussé des cris d’extase au marché aux poissons de Trouville-sur-Mer en voyant des gambas « grosses comme des langoustes », des langoustes « grosses comme des homards » et des homards « gros comme des monstres ». Oui, les crustacés de la Manche sont énormes (la faute aux centrales nucléaires?).

– Les boulangers normands font des croissants feuilletés au beurre, merci, merci à eux, tant de boulangers du sud nous proposent des saletés congelées faites avec de la pâte à pain. Chez moi, nous avons le « croissant » et le « croissant au beurre », ce qui me mets hors de moi, un croissant DOIT être au beurre sinon il ne mérite pas le nom de croissant. Ceci dit, le normand fait tout au beurre (j’ai pris 12kg je crois).

Deauville est d’un mauvais goût très sûr, la promenade des planches est moche et une fois que l’on a vu les jolies villas belle-époque, on peut s’en aller sans regret. J’ai nettement préféré Trouville, de l’autre côté de la rivière, beaucoup plus sympa et moins m’as-tu-vu (même si 9€ pour un thé, un café et un croissant, c’est fortement exagéré).

– Je suis amoureuse du Calvados (toujours pas la bouteille), de sa magnifique campagne et de ses côtes. Quand je serai grande, j’aurai un joli cottage normand fleuri au milieu d’un pré vert. La Normandie, c’est un petit bout d’Angleterre en Fance (on trouve même parfois des cabines téléphoniques rouges!). Quoique non, rendons à César (et à Guillaume) ce qui lui appartient, l’Angleterre est un grand bout de Normandie. Je retrouve un peu  l’atmosphère de l’une chez l’autre et j’aime j’aime j’aime.

Vous reprendrez bien un peu de friskies?

– Le seul problème, avec la Normandie, c’est que c’est loin. 8h d’autoroute, c’est long, je suis rentrée hier et je suis encore crevée. La meilleure? Demain je déménage une copine qui a été mutée dans la région d’Orléans! Et hop, on recommence, A75 me voilà!

Take A Walk On The Wild Side

Je pars lundi pour une semaine en Normandie pour me gaver de caramels au beurre salé et de tartes aux pommes un voyage hautement culturel, je serai donc a priori absente de ce blog jusqu’au 23 ou 24 août. Pour vous faire patienter, voici deux sites que l’on m’a fait découvrir hier:

Beforeidie.org (ici), un joli projet de polaroids sur ce que des anonymes souhaiteraient accomplir avant de mourir (une bonne raison de se poser soi-même la question, en passant).

– plus effrayant, Worldometers (), des statistiques mondiales en temps réel. Personnellement, voir augmenter la démographie d’environ 3 personnes à la seconde sur un compteur me fait froid dans le dos. Et encore, s’il n’y avait que ça…

Sur ce, à moi les embruns de la Manche!

colombages

Je tiens avant tout à remercier mes fans…

Merci à toi, internaute qui a atterri sur mon blog en googlisant « un blog d’une fille très belle ». Non, vraiment, ça regonfle mon ego, tu ne peux pas savoir à quel point. Tu te rends compte que même les moteurs de recherche savent que je suis un canon intersidéral? Je veux dire, le gars aurait pu tomber sur le blog d »Angelina Jolie, mais non. La « fille très belle » de la blogo, c’est moi. Si ce n’est pas la classe américaine, je ne sais pas ce que c’est!

En revanche, mes stats m’indiquent que certains, en 2009, googlisent encore « Luke Perry »: mes petits chous, arrêtez de remuer le couteau dans la plaie, Dylan le rebelle est mort avec les années 90. Comme je suis bonne avec vous, je vais vous éviter de vous faire des illusions. Comme on dit, il faut soigner le mal par le mal:

luke perry

Oui, il a vieilli, non, il n’est plus sexy. En fait il ne l’a jamais été.

A part ça, je travaille, je travaille et je travaille. Sauf ce matin, ce qui me permet d’être là avec vous et de faire tourner la machine à laver (j’ai une vie de rêve). J’ai très peu de temps libre en ce moment, par conséquent j’ai revu mes ambitions à la baisse: cette semaine, je prévois de me faire un henné et de lire un petit livre tout riquiqui de seulement 100 pages. Ensuite, je partirai en vacances avec mon chéri. Là aussi, nous avons rangé nos exigences au placard. Enfin presque. Faute de gros budget, nous partons là:

Car en fait, nous économisons pour partir là:

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En plus, comme certains (qui ne se reconnaîtront pas vu qu’ils ne lisent pas ce blog) ont eu l’excellente idée de décrocher leur concours de professeur des écoles en outre-mer, nous prévoyons un séjour collectif en Guyane française pour aller les voir! Je me prépare déjà psychologiquement à sympathiser avec des mygales…

Je vous souhaite un excellent week-end à tous!

Hé ho les gens!

Je sais qu’on fait tous (ou presque) des fautes d’orthographe. 

Sachez quand même qu’on n’écrit pas « tu as tord » mais « tu as tort« .

Tort. Tort. Tort. Tort. Tort.

Avec un « t ». 

Je ne sais pas, inventez un moyen mnémotechnique, du style « le tort tue », donc « le tortue », donc je mets un « t ».

Voilà. Juste parce-que ça m’énerve de voir cette faute absolument partout, je la trouve tellement hideuse qu’elle me hérisse les poils.

Back in the USSR

400px-Soviet_propaganda« T’as oublié la faucille et le marteau! », qu’il a dit.

J’ai fait comme si je n’avais rien entendu.

Je m’en fous, moi je l’aime, ma bannière. En plus, je l’ai faite toute seule (le premier qui dit que ça se voit, je lui fait bouffer du borchtch par le nez). Ça n’est quand même pas de ma faute si certains sont insensibles à la magnificence du mariage du rouge et du blanc (défi du jour: toi aussi, essaie de caser trois fois « du » en sept mots!). Un manque d’éducation à l’art, sans doute. 

Sinon, aujourd’hui j’ai bien travaillé: je sais sur quelles oeuvres va porter le prochain article que je compte soumettre à la publication, j’ai trouvé les axes de réflexion ainsi que le titre. Pour une fois, je n’ai pas chômé, je suis contente de moi. Je doute que ça intéresse quelqu’un, mais au cas où vous vous poseriez la question, mon article traitera, grosso modo, des différentes écritures du « moi » dans la représentation de la femme moderne chez trois romancières chinoises des années 1920 que personne ne connaît excepté un public très averti. Quand je pense que le but de ma vie est de publier d’obscures recherches dans des revues tout aussi obscures lues par trois personnes dans le monde (leurs éditeurs, sans doute), et qu’en plus je trouve que c’est la quintessence du tip-top, je me dis que j’ai vraiment un grain.