Un baiser, s’il vous plaît.

Après une journée de travail à la médiathèque (très très productive, entre pause sandwich et pause café), je me suis faite entrainer au cinema par un ami. Le festival du film méditerranéen a lieu tous les ans dans ma ville et je n’y avais jamais mis les pieds jusqu’alors, ce qui est proprement honteux! Le festival consiste en la (re)diffusion de pas moins de 239 films (longs, courts et documentaires) en 10 jours! Autant dire que les puristes s’en donnent à coeur joie en enchaînant les projections. Le pass n’est pas donné (70€) mais si l’on est étudiant, il descend à 25€, très abordable donc pour 10 jours de films et de tables rondes.

(Petite parenthèse, je m’aperçois à l’instant en parcourant le programme que j’ai raté « Tetro » de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo, je me mettrais des baffes!) (c’est vrai, quoi, Vincent Gallo sur grand écran…)

Nous avons donc vu « Un baiser, s’il vous plaît » (2007) d’Emmanuel Mouret, auquel une intégrale a été consacrée durant le festival (il a réalisé entre autre « Laissons Lucie faire »). « Un baiser, s’il vous plaît » s’ouvre sur l’arrivée d’Emilie (Julie Gayet) à Nantes. Alors qu’elle recherche un taxi pour se rendre à son hôtel, elle rencontre Gabriel (Michaël Cohen), qui se propose de l’y accompagner. Il l’invite à dîner et, lorsque la soirée s’achève, elle lui refuse le baiser qu’il veut lui donner. La raison? Une mésaventure qui est arrivée à l’une de ses amies. Curieux, Gabriel veut en savoir plus. Emilie commence alors à lui raconter l’histoire de Judith (Virginie Ledoyen) et Nicolas (Emmanuel Mouret).

Je n’avais jamais vu aucun film du réalisateur et je dois avouer que j’ai été conquise. « Un baiser, s’il vous plaît » est une réflexion très fine sur les sentiments amoureux et le couple. J’ai beaucoup aimé le jeu très théâtral (voulu) des acteurs, les dialogues précis à la virgule près, les décors sobres et beaux (mention spéciale à l’appartement de Judith, tout en teintes blanches et grisées). Au final, une pépite délicieuse, drôle et tout en finesse.

Le film a été projeté en présence d’Emmanuel Mouret et des actrices Julie Gayet (ci-dessus. Je l’ai trouvée lumineuse au possible et sa voix me poursuit encore) et Frédérique Bel (la « minute blonde », c’est elle!), ce qui rajoutait un charme supplémentaire à la séance. D’ailleurs, nous avons vu le film dans la salle d’Opéra du Corum, que j’ai été ravie de retrouver. Toutes les salles de cinema devraient être conçues sur ce modèle, très pentu avec un écran en hauteur (même la présence d’un géant devant ne gène pas la visibilité). J’ai été vraiment contente de cette soirée, qui m’a conforté dans mon idée de profiter un peu plus des ressources culturelles montpelliéraines (cela dit, un ami cinéphile au courant des bons plans aide beaucoup!).

Not Handsome Enough to Tempt Me

Aujourd’hui je n’ai pas, mais vraiment pas envie de bosser. L’idée de pâlir sur ma thèse me donne des boutons. Tout ce que je veux, c’est rester roulée dans mon plaid sur le canapé et regarder, pour la trente millionième fois, Pride&Prejudice en sirotant du thé.

Je veux m’extasier sur le sourire d’Elizabeth, les yeux noirs de Mr Darcy et pester contre le vilain Wickham. J’ai envie de rêvasser en m’imaginant dans la campagne anglaise au tournant du 19ème siècle, Pemberley apparaissant devant mes yeux ébahis.

Evidemment, vu que je suis une grande fille raisonnable, je vais plutôt aller prendre ma douche et filer à la médiathèque m’enfermer tout l’après midi avec Julius (c’est le petit nom de mon macbook) pour avancer ce satané article que je dois rendre dans quinze jours. Surtout qu’il est déjà midi et que j’ai passé la matinée devant Dead Poets Society, que je n’avais pas vu depuis des années. Et qu’hier, j’ai passé ma journée à faire les boutiques.

La vie de doctorant, parfois, c’est brimant.

Your Revenge Will Be So Sweet

Bon, je vous le dis, mais ça reste entre nous. Promis?

Je suis allée hier soir, sous la menace contrainte et forcée, voir Lucky Luke. Entendons nous bien: je savais, en y allant qu’il serait mauvais. Nous le savions tous, d’ailleurs (le forfait fut collectif). Mais l’être humain, aussi intelligent soit-il, obtempérant parfois à des idées saugrenues, nous nous sommes rendus à reculons au Gaumont Multiplexe. Cinéma, soit dit en passant, que je déteste, situé dans un quartier qui tient à la fois de Disneyland et du carton-pâte (si tant est que les deux ne soient pas la même chose).

Eh bien mes amis, ce film n’est pas mauvais du tout.

Il est PIRE.

C’est la plus grosse daube qu’il m’ait été donné de voir sur grand écran depuis des années (il faut dire que de moi-même, je vais toujours voir des bons films). Les acteurs jouent mal, SURTOUT Jean Dujardin. Michaël Youn en Billy The Kid est effrayant de nullité (j’ai d’ailleurs failli pleurer quand j’ai vu son nom au générique) (si ma place n’avait pas coûté la sommé indécente de 10€, je serais partie à ce moment là) et les blagues sont éculées (ou, pour certaines, juste nulles). Mention spéciale à:

« T’es devenu unlucky, Luke! » (wouhou!)

Et puis avoir pris Alexandra Lamy pour interpréter la chérie de Lucky Luke, merci bien, moi le couple Dujardin-Lamy j’en ai soupé, qu’est-ce qu’on a besoin de les voir toujours ensemble? Sylvie Testud, qui joue Calamity Jane, est la seule qui s’en sort à peu près, mais dans un film aussi mauvais, ça ne sert à rien.

Heureusement que mon paquet de pop corns m’a occupée le premier quart d’heure. A part ça, je me suis ennuyée ferme. Seules deux choses ont retenu positivement mon attention, dont une vraie pépite: le très théâtral et très long manteau de Jesse James trainant dans la poussière jaune du désert de l’Utah (mon deuxième crush étant la jupe que porte Calamity Jane à la fin du film).

Il est BEAU, non?

Maintenant que vous avez vu la seule chose digne d’intérêt de cette bouse cinématographique, dispensez-vous d’aller acheter un ticket, vos neurones vous diront merci. Ce qui est dommage, c’est qu’au delà de certains costumes très chouettes, j’ai trouvé les décors vraiment pas mal: très « décors » justement, très colorés, version western spaghetti romantique, entre ombre et lumière, une bonne idée pour retranscrire un esprit BD au cinéma (ce qui n’est pas chose aisée, avouons-le). Mais les acteurs, Seigneur Dieu… J’aurais pu accrocher, dans l’idée, au personnage de Jesse James, le bandit dandy qui déclame du Shakespeare à tout va, mais c’était tellement mal joué, tellement exagéré, tellement faux que je me suis contentée d’apprécier son manteau et son costume trois-pièces.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé, mais une chose en amenant une autre, tout ça m’a fait me remémorer The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, avec Brad Pitt et Casey Aflleck dans les rôles titres, que j’avais beaucoup apprécié. J’ai bien envie, un de ces jours, de le revoir, histoire de me plonger dans un vrai bon film.

La petite musique d’hiver

J’attendais l’automne avec impatience, mais l’hiver à fait place à la fin d’été, sans transition. Même s’ il nous faut attendre le mois de décembre pour avoir officiellement froid, quand il fait 18°C dans mon appartement, pour moi, c’est déjà l’hiver. Quand je sors avec mon manteau sans avoir eu l’occasion de porter une veste de demi-saison aussi. J’avais hâte que les premiers frimas montrent le bout de leur nez, car après un été entier à mourir de chaud et dégouliner, je trouvais moyen de porter encore des t-shirts et des sandales à la fin du mois d’octobre. Evidemment, maintenant, je râle quand je me lève le matin à 6h30, qu’il fait nuit, que je suis obligée de mettre une (très glamour) polaire et que je me gèle dans la salle de bain en prenant ma douche. Jamais contente celle-ci, vraiment.

Heureusement quand le climat n’est plus clément, on peut faire des tas de choses chouettes. Les premiers froids, sont en effet l’occasion:

– De préparer une bonne grosse soupe pleine de légumes dans la cocotte, en écoutant la BO de Mary Poppins.

– D’acheter de nouvelles sortes de thés ou tisanes aux arômes hivernaux pour se réchauffer quand le ciel est gris : thé de Noël, délicieux Earl Grey, cannelle, amande, menthe poivrée…

– De faire brûler des bougies à la vanille ou de l’extrait de santal dans le brûle-parfum, pour rendre son chez-soi accueillant et réconfortant.

– De se rouler dans une couverture et bouquiner sur le canapé sans culpabiliser et sans se dire qu’on serait mieux à faire une activité de plein air (ce qui ne m’arrivait pas souvent à vrai dire, j’ai 20.000 livres que je dois absolument lire dans ma PAL, et ce depuis des mois!)

– De reprendre d’assaut les pubs et les bars à vin, mais à l’intérieur!

– De se terrer dans les cinéma et les salles d’opéra. Quand je pense que je suis montpelliéraine depuis 9 ans et que je n’ai jamais mis les pieds à l’Opéra Comédie, j’ai honte. Cette année sera la bonne! Il est trop tard pour le Psyché de Lully (il ne reste que des mauvaises places) mais je ne raterai pas la Traviata, même s’il faut attendre mai. J’ai bien envie de voir Otello (de Verdi, de nouveau) en janvier, mais il se joue au Corum, dont la salle est très honorable mais ne possède pas le style à l’italienne de l’opéra Comédie. J’attends que le programme des concerts du conservatoire de musique soit disponible, les orchestres jouent souvent dans une salle de l’opéra et c’est gratuit. D’une manière générale, il faut que je me motive cette année car j’ai trop peu profité des manifestations culturelles de ma ville, qui sont très nombreuses tout au long de l’année, et de qualité. Shame on me!

 

L'opéra Comédie

L'opéra Comédie

– De faire des soirées tajine ou raclettes avec les copains, parce-que c’est toujours très sympa!

– De regarder des séries sous la couette sur le petit écran de son ordinateur portable.

– De ressortir, enfin, ses manteaux, ses grosses écharpes toute douces, son béret, ses gants en cuir, ses bottes, ses jupes doublées et ses collants bien épais. Si je ne sais jamais comment m’habiller en été, en hiver c’est un plaisir (et d’une simplicité enfantine!).

Et vous l’hiver?

 

« The New World », Terrence Malick, 2005

L’histoire (presque) vraie de John Smith et Pocahontas.

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1607. Trois bateaux britanniques débarquent des colons sur les côtes de l’actuelle Virginie, sous le regard incrédule et méfiant de la tribu d’indiens locale, les Powhatans.

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Dans la cale de l’un des bateaux, le capitaine John Smith est aux fers pour insubordination. C’est lui qui sera désigné, en vertu de son expérience militaire, pour partir explorer ces immenses étendues de terres sauvages.

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Capturé par les indiens, il ne doit sa survie qu’à l’intervention d’une des filles du chef, Pocahontas, qui se jette sur lui au moment où des guerriers s’apprêtent à le tuer. Sommée d’en apprendre plus sur les intentions des blancs, la jeune fille se lie avec Smith qui lui apprend l’anglais.

Smith, quant à lui, découvre le mode de vie pacifiste des Powhatans. Pocahontas et lui ne tardent pas à tomber amoureux. Malgré les avertissements de son père qui lui a fait promettre de faire passer son peuple avant tout, Pocahontas éprouve un amour absolu pour Smith.

Celui-ci est finalement renvoyé auprès de ses pairs, qui entre temps ont fondé le village de Jamestown. Cependant, l’hiver arrive et les anglais, n’ayant pas pu cultiver la terre, manquent de vivres. C’est alors qu’une délégation de Powhatans, menée par Pocahontas qui souhaite revoir Smith, leur apporte des provisions, les sauvant d’une mort certaine.

Quand le père de Pocahontas découvre qu’elle a donné aux blancs des pousses de maïs leur permettant de démarrer des cultures et, de fait, de survivre et s’établir durablement dans la région, il la chasse de la tribu. La jeune fille se réfugie alors à Jamestown. Alors qu’elle espérait retrouver Smith, on lui apprend que celui-ci a succombé à une blessure fatale.

Bien loin des clichés d’une histoire d’amour exotique, The New World est une véritable oeuvre d’art cinématographique. Les dialogues y sont rares, la musique omniprésente et la photographie à se damner. Terrence Malick filme les paysages d’Amérique comme il filmerait un paradis où la brise chatouillerait les herbes et le soleil rirait dans les cheveux des acteurs.

Il rend les cours d’eau et les pierres vivantes, le ciel infini, les corps cuivrés si souples qu’ils semblent faits de cette terre splendide, les rires si purs qu’ils s’envolent au vent entre les branches des arbres millénaires. La lenteur des images est  une ode à la beauté dramatique d’un monde sur le point de disparaître.

The New World est en effet une envoûtante histoire tragique, la confrontation entre deux civilisations dont l’une va aspirer l’autre, un Eden qui vit ses derniers instants.

C’est aussi l’histoire d’une jeune fille dont les sentiments vont causer la perte de son peuple, et qui aura presque raison de sa propre vie jusqu’à ce qu’un pasteur, John Rolfe,  décide de sauver son âme.

Les archives concernant John Smith et Pocahontas sont rares. L’histoire ne dit pas s’ils ont réellement été amants, mais cette relation a été exploitée  et romancée de nombreuses fois. La trame narrative du film, cependant, colle à la réalité historique. La rencontre, l’exil,  Pocahontas devenue Rebecca, son destin qui la mènera bien loin de sa terre natale jusqu’à la cour d’Angleterre.

The New World m’a fait apprécier Colin Farrell, criant de profondeur en un John Smith aux sentiments hésitants, perdu entre deux mondes. Christian Bale campe le pasteur John Rolfe, doté d’une bonté et d’un amour infinis. J’ai même eu la très bonne surprise d’y retrouver Wes Studi, un acteur Cherokee que j’adore.

Mais c’est la gracieuse Q’Orianka Kilcher à la gestuelle dansante qui porte le film, tour à tour sauvageonne à l’innocence surréaliste, amoureuse aux sentiments indéfectibles, jeune fille grave en corset, elfe mutin en jupons, divinité des eaux en robe émeraude.

Il faut absolument voir The New World pour sa poésie, sa magistrale beauté, la lumière qui émane de la moindre de ses images, pour ses cours d’eau, ses herbes folles, son océan, pour l’Amérique disparue, pour l’Angleterre du dix-septième siècle, pour ses corps et ses âmes filmés au plus près.

Je ne trouve plus les mots pour vous convaincre plus, aussi je vous laisse sur ces quelques lignes extraites d’une critique de « film de culte », dithyrambique, certes, mais très juste: L’insensée réussite du « Nouveau Monde », le plus beau film de ce nouveau millénaire, soyons définitif, tient dans le fragile équilibre entre le respect à la légende et son interprétation poétique. Malick réussit à raconter une passion intime et à toucher à l’universalité, à raconter le destin d’une jeune femme et celui de l’humanité. Maelström de sensations, film-trip d’une perfection absolue du premier au dernier plan, le « Nouveau Monde » tient du miracle, du tour de magie d’un cinéaste au sommet de son art.



Tout sur ma mère

Aujourd’hui je me suis fait la réflexion suivante: « Ma puce, ton pauvre blog n’a vraiment aucune ligne éditoriale ».

(Nan, je déconne, c’est Jean-Louis, la soixantaine bien sonnée, le gardien du lycée, qui m’appelle comme ça. Il m’offre des madeleines et il veut manger avec moi à la cantine, le vieux filou. Mais ça va, il est gentil.)

Non, je n’ai aucune ligne éditoriale, mais en fait, je m’en contrefiche. Ça tombe bien, j’ai envie de vous parler de plein de trucs différents en ce moment: de films (plein, plein, plein, j’ai des milliards de compte-rendus avec de jolies images à faire), de littérature, de ma thèse, de produits de beauté bio que j’ai découverts, de messieurs chevelus, de mon appartement, de mon boulot, de tout et de rien, bref de ma vie quoi. On s’en fout si c’est un peu le bordel, non?

Hier  je suis allée au centre commercial d’Odysseum avec mes parents. Ils nous en on fait un tel baratin (la mairie et la région sont le paradis des mégalos) à grand renfort de « plus grand centre commercial d’Europe » et patati et patata, que bien évidemment, en grosse curieuse que je suis, je ne pouvais pas ne pas y aller.

En plus, il y a un H&M.

(Vous vous rendez compte qu’il y a deux semaines, il n’y avait PAS d’H&M dans ma ville? Oui, je comprends votre désarroi, ça m’a fait la même chose)

Ce qui est conceptuel, c’est que la tram arrive directement au milieu du centre. Comme ça, hop, aussitôt descendu, on peut consommer. C’est-y pas beau? Bref, là n’était pas mon propos. Faire les magasins avec mes parents, c’est tout un poème. Au premier magasin de chaussures que nous croisons, j’entends ma mère hurler, aussi finement que Cindy Sanders chante à la foire au cochon de St-Roustiquette-sur-Marne:

« 139€ DES CLARKS ????!« .

Pour vous faire une idée, imaginez le paysan de la Creuse qui débarque à Paris avec ses sabots. Le pire, c’est qu’elle a continué en nous prenant à témoin et en montrant la vitrine du doigt:

« REGARDEZ, 139€ DES CLARKS!!! »

Il faut savoir que ma mère est restée bloquée dans les années 80, elle croit toujours qu’on peut trouver des t-shirts à 5F et des cassettes audio d’Yves Duteil.  « OOOOh mais c’est vraiment n’importe quoi, hein, nous on les achetait 50F!!!« 

« Non mais chuuut, arrête de crier si fort, maman », dis-je à voix basse, tandis que mon père s’enfuit à toute jambe en criant:

« Ah NON, mais PLUS JAMAIS je ne sors avec toi, PLUS JAMAIS, HEIN, non mais on dirait que t’es jamais sortie de ta cambrousse! « 

« Mais papa, chuuuut…!!! »

« AH NON, PLUS JAMAIS, C’EST LA HONTE!!! »

Un vrai sketch.

Mais en fait, il suffit de s’habituer et de le prendre à la rigolade. Ma mère est comme ça, et ce n’est pas à son âge qu’elle changera. Quand on mange des olives, elle ne trouve rien de mieux que se curer les dents avec les piques en bois. Quand on se cherche et qu’elle me voit de loin, elle crie « Wouhouuu, Emily! Wouhouuu!!! » en faisant le sémaphore. Quant un piéton traverse hors du passage clouté, elle lui crie de la fenêtre « Ben elle les bouge ses grosses fesses! ». La finesse incarnée, je vous dis. Elle se fiche royalement de ce que les autres peuvent penser (heureusement, vu ce qu’ils doivent penser).

C’est ça que je voulais vous dire, aujourd’hui. Ma mère n’est pas sortable. Si j’étais encore ado, j’en mourrais de honte, mais tout bien pesé, ç’a un côté assez drôle. Si on le prend au douxième degré. Bon, évidemment, en réaction, il y a longtemps que j’ai décidé qu’être une femme du monde distinguée, c’était quand même mieux.

Eh eh.

Spécial kassdédi à ma reum que j’aime très fort quand même, ouech ouech! (mais non en vrai t’es pas si pire maman ;)!)