Protégé : Gimme Gimme Gimme My Gifts After Midnight!

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Post-Noël

(Superbe ce jeu de mots, non? Oui, les vacances, ça m’inspire… eh eh!)

En cet après fêtes, malgré la lourdeur de mon estomac et la fatigue qui ne veut pas se dissiper (se coucher à trois heures du matin n’est plus de mon âge), voilà revenu le moment de me pencher sur mes bouquins. Il reste huit jours avant la rentrée, si je n’en profite pas pour avancer ma thèse, la culpabilité me torturera sans doute longtemps. Les jours qui arrivent seront donc studieux, mais je trouverai quand même le temps d’écrire un article consacré aux cadeaux que j’ai reçus (et de faire un tour sur vos blogs pour voir les vôtres). Dire que j’ai été gâtée est un euphémisme! Je retiens que rédiger une wish-list est une excellente idée, vu que tout le monde a allègrement pioché dedans.

En attendant, voici les photos des cookies et des madeleines de Noël ainsi que des sachets de gourmandises finis!

Gourmandises de Noël

Le souci quand on fête deux fois Noël (le 24 au soir chez mes grands-parents, puis le 25 à midi dans la famille de Chéri), c’est que l’on a deux fois plus de cadeaux à faire et pas forcément le budget qui va avec. De plus, avouons-le, on n’a pas forcément d’inspiration (manque d’affinités avec certaines personnes, méconnaissance de leurs goûts, etc). L’année dernière, pour ne léser personne, j’ai eu l’idée de confectionner de jolis sachets de gourmandises, afin que tout le monde trouve quelques chose sous le sapin (l’année précédente, certaines personnes auxquelles je n’avais rien offert m’avaient fait un cadeau… Même si on me pardonne d’être étudiante et un peu fauchée, c’est un peu la honte). Partant du constat que des friandises maison font toujours plaisir, j’ai donc réitéré cette année, avec l’aide de Chéri qui a également joué le rôle de photographe officiel!

Dans les sachets de Noël, nous aurons donc:

– des mendiants, au chocolat noir et blanc.

– du pain d’épices (recette issue du livre de cuisine de mon arrière-grand-mère!)

– des cookies au chocolat et aux noisettes (ceux que ma maman faisait quand j’étais petite, ils sont divins!)

– des madeleines à la vanille et au citron

Aujourd’hui, nous avons commencé par les mendiants…

Bienvenue dans la cuisine!

Pendant que le chocolat fond au bain-marie...

... les fruits secs patientent sur la table.

N'oublions pas le gingembre confit!

Et hop! On étale le chocolat!

Certaines personnes coulent le chocolat dans de moules bien ronds. Moi pas, j’aime bien le côté artisanal du mendiant irrégulier.

Pendant que Chéri décore chaque mendiant avec une noisette, un cerneau de noix, une amande et un peu de gingembre, je continue mes petits tas.

On fait la même chose avec le chocolat blanc...

... tadam!

Alors, qui veut lécher la casserole?

Pendant que nous faisions les mendiants, le pain d’épices cuisait. J’aime particulièrement cette vieille recette, sans oeuf, ce qui est à mon sens très logique étant donné qu’il s’agit avant tout d’un pain et non d’un gâteau. Voilà deux ans que j’en fais pour le repas du 25 dans la famille de Chéri, on le mange avec le foie gras et c’est vraiment très bon. Il faut dire qu’avant mon pain d’épices, on avait droit à du « Prosper » (youplaboum!) industriel. Cette année, nous avons confectionné deux pains, plus clairs que d’habitude car je n’ai pas utilisé de miel brun comme la recette le préconise mais du glucose arôme miel utilisé dans la pâtisserie orientale (beaucoup moins cher étant donné les quantités qu’il faut), déniché cette après-midi au « bazar d’Agadir » (un paradis où l’on trouve entre autres toute les épices du monde à prix défiant toute concurrence). Contre toute attente, c’est vraiment très très bon! La consistance est beaucoup plus pâteuse que du miel, quant au goût il se situerait quelque part entre le miel et le caramel.

Voilà la bête, un peu boursoufflée...

Le deuxième est par-fait!

Demain nous nous lancerons dans les madeleines et les cookies. J’espère pouvoir vous montrer les sachets finis, mais je ne sais pas si j’aurais le temps car nous devons nous rendre chez ma grand-mère pour l’apéritif.

Si je ne repasse pas par ici avant demain, je vous souhaite à tous un joyeux Noël!

Capillairement parlant

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais depuis l’adolescence j’ai changé de couleur de cheveux des dizaine de fois. Jusqu’à mes 16 ans, j’étais blonde, j’avais des cheveux longs et je ne me posais pas de questions. Puis, un jour, la folie du roux m’est venue, et j’ai fait ma première teinture au henné. Cet amour pour la rousseur m’est venu tard, mais depuis il ne m’a jamais quitté. J’aime la chaleur et la vivacité de cette couleur, toute la mythologie de femmes séductrices, dangereuses, pécheresse, de sorcières qu’il y a derrière. Je suis amoureuse des rousses des peintures pré-raphaélites, je suis amoureuse des rousses de Degas, je suis amoureuse de Lily Cole.

Lady Lilith (Dante Gabriel Rossetti)

Quand une belle chevelure rousse m’interpelle dans la rue, qu’elle appartienne à une femme ou à un homme, je ne peux m’empêcher de me retourner. Malheureusement, comme chacun sait, les roux ne courent pas les rues. J’éprouve une passion particulière pour le roux foncé tirant sur le rouge (de l’auburn, j’imagine) qui est malheureusement encore plus rare. S’il est couplé à une chevelure ondulée ou bouclée, on ne me tient plus et je suis à la limite de courir derrière l’heureux/se propriétaire.

Marya-Magdalena (Sandys)

La froide et terne période hivernale est particulièrement propice à mes envies de roux, mais, à présent, je me contente de l’admirer sur les autres. En effet, si je ne me rendais pas compte durant mon adolescence que cette couleur ne m’allait absolument pas (aaah, la jeunesse et ses fautes de goûts!), quelques années plus tard je me suis aperçu qu’avec mon teint rosé de blonde j’étais en plein dans le capillaire faux-pas et la catastrophe stylistique. Depuis, le roux reste un inaccessible Graal, à tenter dans une autre vie, peut-être, devant lequel je me contente de baver de désir.

Lily Cole pour Vogue Japan

Puis, un jour j’ai eu envie d’être brune. J’ai toujours eu une attirance particulière pour les cheveux foncés. D’aussi loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours été ahurie d’admiration devant les longs cheveux noirs: tout d’abord, je suis tombée amoureuse du chevalier du dragon dans Les Chevaliers du Zodiaque (on ne rit pas, screugneugneu!), ensuite je me suis passionnée pour les indiens d’Amérique et c’en était fini de moi.

Mariana In The South (Waterhouse)

Depuis, mes goûts  se sont affinés (Dieu soit loué). Exit les manga, bonjour Monica Bellucci (qui, vous le savez si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, incarne pour moi LA séduction à l’état pur). Les femmes que je trouve extrêmement belles (pas attirantes, pas sexy, pas jolies, mais belles) sont  toutes brunes. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis pâmée devant Isabelle Adjani en Marguerite de Valois, par exemple.

La Reine Margot (et du roux en prime!)

Par conséquent, j’ai voulu me rapprocher de mon idéal en entrant, moi aussi, dans le clan des brunettes. Une teinture chimique plus tard, et c’était fait. Le mieux, c’est que l’on m’a complimentée: changement radical, certes, mais positif. Certains, croyant sans doute me faire plaisir, m’ont même dit que j’étais mieux en brune (je les retiens, car mon blond, même dissimulé, ne comptais pas pour du citron!). En ce qui me concernait, j’étais ravie. Je me sentais plus belle, plus sexy, plus femme, plus tout, en fait.

Zhang Ziyi (donnez-moi ces cheveux-là!)

Moi aussi j’allais pouvoir jouer les Marguerite Gauthier, phtisiques pâles sous une chevelure d’ébène, les héroïne gothiques, les amantes d’Alfred de Musset, voire, dans un autre genre, les Pocahontas mutines. Sauf que (il y a bien sûr un hic, sinon l’histoire s’arrêterait là), quand on a été blonde la majeure partie de sa vie, à se contempler en brune dans le miroir, l’on ressent au bout d’un moment quelque chose d’étrange.

The Crystal Ball Skull (Waterhouse)

Passé le premier temps d’exaltation dû au changement, j’ai commencé à me trouver fade. J’avais l’habitude de mon blond qui éclairait ma garde-robe en majorité constituée de noir. Brune, j’avais finalement l’impression de passer inaperçu, d’être terne, sans éclat. Au final, même si j’aimais le brun, je ne me reconnaissais plus. L’angoisse identitaire m’ayant saisie, je suis retournée au blond illico-presto (je passe sur le désastre capillaire qui a suivi la décoloration) en me disant que de toute façon, je tenais plus d’une Gretchen que d’une Carmen.

Ondine (Waterhouse)

Comme je suis une grande rêveuse (ou une grande folle, c’est selon), au-delà de l’esthétisme, la couleur que je choisis pour mes cheveux tient fortement du romanesque. Si je me suis longtemps rêvée en sorcière rousse ou en brune sauvage, au final, après moultes tentatives plus ou moins heureuses, je ne me suis jamais sentie aussi « moi » qu’en blonde (sans compter qu’il s’agit de ma couleur naturelle, beaucoup plus facile à entretenir qu’une coloration, soit dit en passant).

La Walkyrie

La mythologie quasi wagnérienne construite sur la base de mes gènes germanico-normands (je vous ai dit que j’avais un grain) associe au blond des images, non qui me séduisent davantage qu’une indienne brune ou une Lilith rousse, mais dans lesquelles il me plaît d’avantage de me reconnaître et qui parlent à mon imaginaire: Brunehilde la reine d’Islande, Siergfried terrassant le dragon (réminiscence des sagas scandinaves que je regardais quand j’étais petite), la Lorelei, les Walkyries filles d’Odin, une aquarelle féerique de « La Petite Sirène » d’Andersen dans le livre de contes de mon enfance, mais aussi les tableaux de Botticelli, la froide femme fatale hitchcockienne, Marlène Dietrich dans son costume masculin…

Détail de "La naissance de Vénus" (Botticelli)

J’ai compris en vieillissant que ce qui me séduisait chez les autres n’était pas forcément ce qui me seyait le mieux, et qu’il est impératif d’être en accord avec ce que l’on est et la façon dont on veut être perçu. Si je fantasme toujours sur des boucles de feu ou une chevelure de jais, je suis habituée à la douceur éthérée du blond et je sais que c’est le reflet d’une blondinette que j’ai envie de voir dans le miroir. Tant pis si je ne suis pas comme ces brûlantes latines que je trouve sexy en diable. Si globalement on me trouvait plutôt jolie en brune, je n’ai jamais été aussi enchantée que quand on m’a dit un jour « Vous me faites vraiment penser à un tableau… un Botticelli je crois. »

The Virgin Suicides

Et vous, vos cheveux?