A ta mémoire de scélérat.

Edit : Ça y est, je reviens du cinéma. Je ne vais pas m’étendre sur la critique de Gainsbourg, vie héroïque (je suis une très mauvaise critique de toute façon), je dirai juste que j’ai beaucoup aimé le film, surtout la partie qui retrace sa vie avant les années 1970. J’ai été surprise par la mise en scène originale, dont la bande annonce, au final, ne dévoile pas grand chose. Allez le voir (sauf si vous avez entrepris d’arrêter le tabac, je pense qu’au moins 10.000 cigarettes ont été fumées pour les besoins du tournage) !

L’article d’aujourd’hui n’en sera pas vraiment un car il faut impérativement que je termine une communication pour un colloque qui approche. Toujours cette histoire d’auto-assignation de tâches, j’ai décrété que je devais finir aujourd’hui pour pouvoir travailler sur une ébauche de plan de thèse mardi, afin de présenter ledit plan jeudi à mon directeur de recherches. Mon nouveau challenge dans la vie? Les objectifs à court terme, pour dompter la paresseuse qui sommeille en moi.

J’espère travailler assez pour me faire un petit plaisir en fin d’après midi : aller voir Gainsbourg, vie héroïque, que je vais finir par louper à force de remettre la séance à plus tard. Je voulais vous faire partager cette vidéo, dont je ne me lasse pas : génie élégant, attitude nonchalante et ultra perfectionnisme tout à la fois, c’est ce Gainsbourg là que j’aime, lui et son vibrant regard intérieur.

Childhood Book.

Ma mère m’avait acheté cette édition des Contes d’Andersen alors que j’étais encore bien petite. A l’époque, certaines des ses illustrations, très sombres, m’effrayaient, et je trouvais aux plus innocentes d’entre elles un côté étrange. Le temps ayant passé depuis, j’ai découvert grâce à la magie d’Internet l’univers de leur créateur, Jiří Trnka, un illustrateur, peintre et cinéaste d’animation tchèque : marionnettes, costumes de théâtre, dessins, tout me parle, mais plus que tout, ce sont les illustrations de mes contes que je chéris, car elles sont de vieilles compagnes très attachantes.

Parcourons le livre ensemble…

La princesse au petit pois toque à la porte pour qu’on lui ouvre… Ici, j’aime la débauche de couleurs et de motifs.

Le chien aux yeux gros comme des soucoupes ne me plaisait pas vraiment quand j’avais sept ou huit ans…

On raconte qu’Andersen, qui avait des rapports difficiles avec sa soeur aînée, s’était inventé une soeur idéale qu’il a dépeinte sous les traits de la petite Ida de La Reine des neiges.

C’est probablement de cette image que me vient mon amour pour les cheveux longs…

La mort approche l’empereur de Chine, pour lequel son ami le rossignol se remettra à chanter malgré avoir été abandonné pour un rossignol mécanique.

J’avais déjà parlé de cette illustration sur ce blog : pendant longtemps, me faire tatouer cette petite sirène m’a trotté dans la tête, puis j’ai abandonné l’idée, pensant que le personnage isolé ne rendrait pas aussi bien, et surtout qu’un tatouage ne pourrait jamais être aussi beau que l’original (cela étant, j’ai peut-être tort sur ce point, car certains tatoueurs sont de véritables artistes).

Je trouve celle-ci particulièrement féerique, avec la neige et la lumière qui éclaire les toits.

J’aimais beaucoup cette petite Poucette, dans son berceau de pétales…

Andersen s’est inspiré de ses nombreux voyages pour écrire ses contes, comme La malle volante, qui se passe en Turquie. On dirait une illustration des Mille et une nuits !

Ce tableau me mettait mal à l’aise quand j’étais petite. A présent je le trouve très beau, mais cet univers est tout de même un peu trop sombre pour un livre pour enfants.

Ce livre m’est très précieux, j’espère que la balade au fil de ses pages vous aura été agréable !

Le secret des poignards volants, Zhang Yimou, 2004.

J’avais promis un article sur Kama Sutra, A Tale of Love, mais il se trouve que ce film, que je pensais toujours avoir, a disparu de mon disque dur. A la place, pour rester dans les couleurs, les costumes opulents et l’Orient, je vous propose Le Secret des poignards volants.

Réalisé par le très talentueux Zhang Yimou, à qui l’on doit, entre autres et pour ne citer que les films que j’ai vus, Le Sorgho Rouge, Judou, Qiu Ju, une femme chinoise, Vivre!, Epouses et Concubine, Shanghai Triad, Pas un de moins, Hero (je m’aperçois en écrivant ces lignes que je suis en fait une fan qui s’ignore).

L’histoire de déroule en 859, à la fin de la Dynastie Tang (et pas de la Dynastie Ming, comme j’ai pu le lire dans certaines critiques – l’erreur est de taille, le règne des Ming ayant débuté 1368, plus de 500 ans plus tard) : Jin et Leo, deux officiers impériaux, sont chargés d’arrêter le nouveau chef des Poignards Volants, des bandits qui dérobent aux riches pour donner aux pauvres (ça nous rappelle vaguement quelque chose…). Apprenant que la fille aveugle du précédent leader du clan, Mei, se cache certainement dans une maison close, ils entreprennent de la piéger afin qu’elle les mène jusqu’à la bande.

十面埋伏 (shí miàn mái fú) en chinois, soit, littéralement, « embuscades venant de dix directions » (on comprend ici que la traduction n’est pas ma spécialité… ahum), le film offre une débauche de couleurs et d’effets visuels ahurissante. Effets spéciaux, scènes de combats hallucinantes avec contorsions, envols, sauts périlleux à la clé, le film est porté par une énergie certaine. Grande amatrice de films calmes et intimistes, Les Poignards Volants m’a tout de même séduite malgré son synopsis on ne peut plus bateau.

L’histoire n’est en effet pas très étoffée et reprends les codes traditionnels du film de sabre chinois (Wu xia pian)  – glorification de l’honneur, de la bravoure, du sacrifice, sans y apporter de modification d’aucune sorte. Les héros, il faut bien le dire, interprétés par trois acteurs phare en Asie, manquent un peu de relief, la seule subtilité résidant dans leur ambiguité (chacun n’étant pas nécessairement celui qu’il prétend être). Tout concorde à faire des Poignards Volants un film au scenario assez convenu  basé principalement sur le visuel.

Néanmoins, j’insiste sur ce point, quel visuel ! Les costumes à eux seuls auraient suffit à me faire perdre la tête, tant ils sont beaux. Même si je doute d’être très objective (je suis fascinée par le costume chinois, notamment les costumes de cour, j’avais même envisagé à un moment de faire mon mémoire de master sur le sujet), on ne peut qu’être soufflé par tant de perfection et de création. Je suis particulièrement ébahie par le costume ci-dessous, qui joue merveilleusement sur les matières et transforme l’héroïne en bambou vivant (costumier ou costumière, qui que tu sois, épouse-moi !).

Les costumes sont mis en valeur par des scènes magnifiques se présentant sous forme de tableaux dans lequels domine une couleur unique (le bleu, le rose, couleur terre, comme dans les captures ci-dessus, ou le vert, sublime, lorsque les héros se retrouvent au milieu des bambous dans le repaire du clan), contribuant à faire du  film un pur enchantement pour les yeux.

J’avoue que le choix des acteurs a compté pour beaucoup dans mon appréciation de l’oeuvre : Takeshi Kaneshiro, toujours très beau (l’adolescente qui sommeille en moi refait surface), que j’avais découvert dans son rôle à la fois dramatique et hilarant d’agent de police dans Chungking Express de Wong Kar-Wai, sorti en 1994 (mon film culte quand j’étais ado), Andy Liu, plus sombre, et Zhang Ziyi, que j’ai appris peu à peu à apprécier (la première fois que je l’ai vue et entendue, j’ai eu une sorte de rejet non rationnel).

Les scènes d’intérieur sont aussi grandioses que celles d’extérieur, multipliant les détails et les couleurs. Les paysages se suivent comme autant de saisons, les champs d’herbes sèches brûlées par le soleil cèdent la place à l’humidité des forêts de bambous, la tempête de neige succède aux feuilles mortes et aux arbres roux pour un final glacial. Je n’en dis pas plus afin de ne pas léser ceux qui compteraient visionner cette merveille, que, vous l’aurez compris, je vous conseille vivement si vous êtes un amoureux de la poésie visuelle (et une grande fleur bleue sensible aux jolies histoires d’amour).

House of Change.

Je suis quelque peu absente ces temps-ci. Je suis relativement mal fichue, et vu que je passe mon temps libre à lire ou dormir (j’évite la télévision, même si parfois je n’ai qu’une envie, me vautrer devant une débilité comme Un dîner presque parfait), je n’ai pas grand chose à raconter. Aujourd’hui, par exemple, j’ai fait une sieste prolongée et je n’ai pas vu l’après-midi passer.

Ballet "Light of Asia" par Ruth St Denis - 1918

Des changements ont eu lieu sur mon blog, j’espère que vous n’en serez pas choqués : nouveau thème, nouvelle bannière (provisoire, elle est à travailler), couleurs customisées. Je cherche à créer quelque chose qui me ressemble le plus possible, du moins qui colle à mon humeur du moment, quitte à changer dans les mois qui suivent si le cours de mes envies prend une autre tournure. Je cherchais depuis pas mal de temps une bannière qui ressemble à un journal, bonne pioche, c’en est un, d’où l’aspect pas très pro et un peu brouillon de l’image, mais j’aime bien. Pour l’instant. J’ai bien d’autres idées mais je suis une quiche en photoshopage (d’ailleurs ma version a expiré). Vous ne serez pas surpris si je vous dit que je viens de finir Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë, et que dans ma mono-maniaquerie, j’ai envie de lande et de portraits victoriens. Je médite sur cette création d’un coin de net personnel, qui nécessitera le temps venu (je suis assez lente à la décision) l’aide de l’Informaticien, s’il le veut bien.

Je compte également refaire entièrement mon a-propos, et certainement ouvrir une page dédiée à un vide-dressing. Ça fait des mois que j’accumule les pièces à vendre, il faudra un jour passer à l’action. C’est drôle, les changements sur mon blog coïncident avec la nouvelle déco de mon appartement, à croire que je prépare ma mue pour les beaux jours. Je suis du genre à bouger les meubles tous les trois mois, je me lasse assez vite, mais je suis de ceux qui pensent que le renouveau est toujours salutaire.

Quoiqu’il en soit, je reviens vite avec un article conséquent, qui  sera vraisemblablement un compte-rendu du film Kama Sutra, a Tale of Love de Mina Nair. Bonne soirée à tous!

Henna Virtue.

Après une séance de lecture soporifique qui m’a ennuyée à mourir (je n’ai AUCUNE motivation pour travailler sur ma thèse en ce moment, ça commence sérieusement à m’inquiéter d’ailleurs), j’ai décidé de lutter contre ma morosité persistance en procédant à un rafraichissement capillaire maison (oui, encore un post sur les cheveux!).

Rien de bien sorcier et moins cher qu’un soin chez le coiffeur (je n’y ai pas mis les pieds depuis des lustres, de toute façon j’ai horreur qu’on me tripatouille) :

– tout d’abord, une légère coupe des pointes pour éliminer une partie des fourches et entretenir mon (ersatz de) dégradé.

– deuxio, application d’huile de monoï tiède sur lesdites pointes pour  les protéger pendant la troisième opération, à savoir :

– pose de henné neutre sur les racines et une partie des longueurs pendant une bonne grosse demi-heure. J’ai additionné mon henné d’huile essentielle de lavande (pour son parfum et ses propriétés démélantes), de tea-tree et romarin (parce-qu’en hiver mon cuir chevelu est agressé et regraisse trop vite à mon goût), ainsi que d’une lichette de monoï pour nourrir ma tignasse.

Après un bon shampooing et un bon rinçage (terminé à l’au additionné de vinaigre pour cheveux blonds maison), je peux affirmer que l’opération a été salutaire !

J’ai déjà dit que j’adorais le henné. En effet, il redonne du tonus et du corps aux cheveux en les gainant, les rend doux et les fait vraiment briller. Le mien est neutre et provient d’aromazone. L’appellation henné neutre est en fait erronée, car le henné dit neutre n’est pas du henné (lawsonia de son petit nom latin) mais de la cassia obovata, une plante qui possède les mêmes propriétés gainantes mais ne colore pas.  Une manière sure de tester un soin naturel sans risque de transformer sa couleur. Ceci dit, j’ai longtemps raffolé du henné colorant (voir mon article sur le sujet ici, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi), dont je reparlerai certainement un jour sur ce blog.

Pour la préparation, rien de plus simple : ajoutez simplement de l’eau chaude à la poudre de henné (qui se présente comme ci-dessus) jusqu’à obtenir une consistance proche de celle du yahourt. Ajouter éventuellement un peu d’huile (une cuiller à café pour un bol, à peu près), appliquez sur les cheveux en commençant par les racines et laissez poser une demi-heure au moins sous du cellophane ou de l’aluminium. Rincez bien. Le shampooing est facultatif, sauf si vous avez mis trop d’huile dans la préparation ou que vous n’aimez vraiment pas l’odeur du henné (qui rappelle celle des épinards).

Le henné/cassia est particulièrement recommandé pour les cheveux à tendance grasse de part son effet astringent. Il aide également à l’élimination des pellicules car il revigore le cuir chevelu. Dans tous les cas, il constitue un soin naturel parfait pour tous types de cheveux. A noter cependant qu’il a tendance a assécher les cheveux très abîmés : c’est pourquoi je n’en applique jamais sur mes pointes, qui portent encore les stigmates de lointaines décolorations et sont fortement desséchées.

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par les propriétés du henné colorant, voici un lien extrêmement complet sur le sujet : histoire du henné, application, teintes, tout est très bien expliqué et détaillé. Notez cependant qu’au niveau de la coloration, il est question ici uniquement du henné traditionnel « naturel », c’est à dire 100% lawsonia, qui donne aux cheveux une couleur cuivrée. Il existe en effet dans le commerce du bon henné de différentes teintes obtenues grâce à des mélanges avec d’autres plantes (de l’indigo pour le henné brun ou noir, de la camomille et de la cassia pour le henné blond, etc). Il existe également des hennés dits « renforcés », qui contiennent malheureusement des produits chimiques afin de modifier la couleur (c’est notamment le cas de certains hennés rouges ou noirs). Afin d’éviter d’acheter un produit de mauvaise qualité et nocif pour vos cheveux (autant acheter une bonne vieille coloration l’Oréal, dans ce cas-là) consultez bien l’étiquette afin de voir si la teinture contient autre chose que de gentilles plantes (si vous voyez des picrates, par exemple, fuyez!). Le forum Arca henna est également très fourni et répondra à la plupart des interrogations sur le henné.

Maintenant, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas vous lancer !

Shanghai Express.

J’ai depuis pas mal de temps envie de voir Shanghai Express, de Josef von Sternberg (réalisateur de l’Ange Bleu – rien que de part son nom, ce monsieur a tout mon respect eh eh), sorti en 1932. Avec à l’affiche la majestueuse Marlene Dietrich et la très belle Anna May Wong, une photographie certainement pleine de clichés exotiques de l’époque, des costumes parfaits, je sais d’avance que je vais me régaler!

Quelqu’un l’a vu?

Sunday glacé.

– Je déteste le dimanche soir, parce-que le lendemain, c’est lundi. Et ça, ça me dépite profondément.

– Les plus observateurs d’entre vous aurons noté ma nouvelle bannière, plus pro et plus aboutie que la précédente (on remercie chaleureusement l’Informaticien de la maison et on lui donne un 10/10 avec sa petite plaquette!). Vous aimez?

– Un rétroprojecteur est arrivé à la maison, il ne manque qu’un câble pour que l’on puisse se faire des soirées ciné démentes. Quand j’imagine Pride and Prejudice sur un écran d’un mètre sur deux, je deviens hystérique. Je ne parle même pas des films d’horreur dans lesquels on sera totalement immergés (quand on aura enfin réussi à trouver LE film qui fait vraiment peur).

– A propos de films d’horreur, j’ai vu hier Dead Snow (Død Snø), un film de zombies norvégien. Le film, pas les zombies, qui eux sont allemands et nazis et s’en prennent à une bande de jeunes venus passer leurs vacances de pâques à la neige. Une vraie bonne surprise : le film est cocasse, très gore (membres arrachés, doigts dans les yeux, poursuites à la tronçonneuse, etc), énergique (même si un peu long à démarrer), les méchants stupides à souhait et le décor totalement inattendu pour un film de ce genre (le cercle polaire, de la neige, de la neige et encore de la neige à perte de vue). Il faut bien avouer également que les dialogues en norvégien ont quelque chose d’exotique. Quant à la trouvaille des zombies nazis, ou plutôt, des nazis zombies, puisqu’il s’agit d’une faction de nazis réduits à l’état de zombies et non de zombies devenus nazis (je trouve qu’on ne parle jamais assez des convictions politiques et idéologiques de ces braves créatures), je l’ai trouvée tout simplement hilarante (je ne reviendrais pas ici sur mon humour foireux).

– Pour continuer dans le genre, j’ai vu [Rec] 2 et je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs, beaucoup de redites, pas assez de rythme. A aucun moment je n’ai réussi à entrer dedans, je n’ai pas eu peur, j’avais même deviné dès les premières minutes une révélation clé de l’intrigue. Bref, une impression de réchauffé et une suite beaucoup moins efficace que le premier opus qui avait au moins la qualité d’être original.

– Je suis totalement exténuée depuis quelques jours. Que je dorme 7h, 9h ou 11h par nuit n’y change rien, je me traîne comme une vieille serpillère. Je pense sérieusement à adopter le même rythme que mon chat et à faire la sieste la moitié de la journée. Quelqu’un serait-il en mesure de me dire si la vitamine C est efficace pour se redonner un peu de peps en hiver?

Sur ce, bon courage à ceux qui travaillent demain (quand je pense à mon réveil qui va sonner à 6h30, alors qu’il fera nuit en probablement dans les 0°C, j’en pleure à l’avance)!

It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune, must be in want of a wife.

Depuis quelques temps, Chéri était curieux de découvrir la version BBC de Pride and Prejudice que j’aime tant (je suis capable de regarder les 6 épisodes d’affilée – 5h en tout).

Bien que les sous-titres français n’existent pas (l’anglais n’est pas vraiment sa tasse de thé), il a quand même tenu à la regarder, afin de partager mes centres d’intérêt.

J’avais quand même quelques appréhensions. Quelque chose me disait que Jane Austen + cerveau masculin = aïe aïe aïe. Du coup, avant, je l’ai bien mis en garde : « Je te préviens », j’ai dit, « c’est un truc de FILLE. Si tu veux qu’on arrête, tu me le dis ».

« Oui oui », a répondu l’Inconscient.

« Tu veux que je te raconte vite fait l’histoire avant? », j’ai demandé, déjà honteuse de ce que j’étais sur le point de lui imposer. « Ah mais non », s’est écrié le Grand Fou.

Pendant la scène de bal à Meryton, à la première apparition de Mr Darcy, Chéri a dit : « Ah je vois, lui, c’est le beau ténébreux du film, en fait. »

Ben voilà. Il a TOUT compris.

Llorando

Le billet que j’avais prévu aujourd’hui sera publié ultérieurement. J’apprends à l’instant dans Le Monde que la merveilleuse chanteuse Lhasa de Sela, dont je vous avais déjà parlé ici est décédée aujourd’hui des suites d’un cancer du sein. Je suis rarement touchée par le décès des personnes connues, ce ne sont pas des proches, mais aujourd’hui je suis affectée : Lhasa était une véritable artiste, unique et originale. J’écoute sa musique depuis mon adolescence et je ne m’en suis jamais lassée. Je suis très triste à l’idée de ne jamais plus entendre sa sublime voix susurrer de nouvelles chansons, très triste de voir s’envoler un tel univers. Très triste, car une femme qui insufflait tant de vie dans ses créations s’est éteinte. Très triste, car la beauté pure ne préserve pas de la mort.

Si vous ne connaissiez pas Lhasa, vous pouvez écouter sa discographie .