Les dimanches à la con.

Le premier qui trouve le nom de l’interprète de cette chanson remporte un mistral gagnant. Je sais, elle est facile.

Mon rythme biologique, en ce moment ne ressemble à rien. Je laisse filer le temps sans m’en apercevoir, passe la moitié de la nuit à tourner en rond, pianoter sur mon clavier ou écouter de la musique, et quand je m’aperçois qu’il est temps d’aller me coucher, je tombe littéralement de sommeil. Voilà comment je me suis réveillée à 6h du matin, tout habillée en travers du lit,  sans même pouvoir invoquer l’excuse d’avoir bu la veille. Quatre heures plus tôt, j’étais tellement fatiguée que j’avais décidé de m’allonger deux minutes avant de me déshabiller, et, chose qui ne m’arrive jamais, je me suis endormie comme une masse et sans même comprendre ce qui m’arrivait. Après une bonne douche, je me suis recouchée dans l’aube naissante en écoutant le pépiement des oiseaux.

J’ai passé le dimanche le plus calme qui soit, de ces dimanches où l’on ne fait rien à part des choses triviales : épilation, un peu de ménage,  arrosage des plantes.  J’ai déjeuné à 16h30 en regardant par la fenêtre la pluie tomber sur les toits brûlants, puisque le ciel nous a encore gratifié d’un bel orage cet après midi, j’ai fait des câlins au chat, écouté en boucle Eric Clapton et regardé des video de musique traditionnelle chinoise.

Demain, je vais braver la chaleur et investir la bibliothèque de l’université de droit puisque la médiathèque où je travaille habituellement a le mauvais goût d’être fermée le lundi. Sur le chemin, comme d’habitude, écrasée par le soleil, je vais avoir envie de sauter dans les points d’eau que je vais croiser, comme le font les enfants en maillot. En ville, durant l’été, je n’aime rien tant que la fraîcheur salutaire des fontaines, qui sont prises d’assaut par les citadins comme s’il s’agissait de piscines. Je trouve ça drôle, décalé, de faire d’un bout de ville un petit coin de plage.

Je travaille encore trois jours au lycée en fin de semaine, puis je serai réellement en vacances. Je vous annonce fièrement que j’ai cependant rédigé les premières lignes de ma thèse : pas grand chose en apparence, mais il paraît que le plus dur est de commencer. Dernièrement, beaucoup de changements sont advenus dans ma vie. Je n’en maîtrise pas encore tous les aspects, je ne sais même pas de quoi seront faits les prochains jours. J’aurai tellement à dire, j’ai envie de me libérer de tant de choses, d’en parler ici, mais le fait que ce blog soit lu par certaines personnes que je connais réellement me pousse à me censurer. J’en suis très frustrée, presque hargneuse, car cet espace est le mien, et j’entends bien à terme en reprendre totalement possession sans me poser de questions. Heureusement, une amie chère devrait de nouveau poser ses valises en France d’ici demain, après des années d’absence, et je sais déjà que la voir et discuter avec elle va me faire un bien fou.

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9 réflexions sur “Les dimanches à la con.

  1. Mr Séchan dit :

    Les dimanches à la con, de quand j’avais disons dix ans, me reviennent souvent, pas toujours mais mettons tout l’ temps.

    C’est Renaud bien sur !

  2. Mona dit :

    Félicitations pour les premières lignes écrites ! C’est effectivement le plus dur. En ce moment, je n’écris rien du tout et ça devient de plus en plus dur d’y revenir… Je pense à toi !

    • Emily G. dit :

      Oui, le plus difficile dans une thèse, c’est de revenir au boulot quand on a perdu le fil. C’est pour ça que j’ai autant de mal à me concentrer sur mes recherches pendant les périodes où je travaille, ça me coupe ma semaine.
      Bon courage à toi aussi !

  3. RandolphStCosmo dit :

    Vous êtes un véritable répertoire d’ambiances contemplatives, si chères à mon cœur!

    La nuit est le seul moment au cours duquel on peut sentir l’éternité qui nous est interdite, la sentir battre quelque part dans les recoins du temps, l’effleurer suffisamment pour la pleurer au matin. Laisser filer le temps en toute quiétude, sans culpabiliser, ni craindre l’horizon macabre vers lequel il nous entraine.
    Je me rappelle de cette fameuse bibliothèque de Richter, en particulier de ma somnolence de début d’après-midi lorsqu’elle est baignée par le soleil et la chaleur, et par les murmures assourdis, pendant qu’en contrebas le monde s’agite. J’espère que votre journée aura été plus prolifique!
    Courage pour votre thèse!, ce sont les premières lignes qui sont les plus dures, vous avez raison. Ainsi que les suivantes, mais chuut!, c’est un secret bien gardé…

      • RandolphStCosmo dit :

        Aïe, malgré toutes mes précautions, je suis percé à jour!
        J’ai effectivement débarqué à Montpellier peu après l’arrivée du Tram, et fréquenté par erreur l’une de ses universités ( mais pas Paul-Valéry, bien que je fus « presque inscrit » il y a 5 ou 6 ans de cela dans une filière qui, je crois, aurait été proche de la vôtre).
        Et j’avoue également jeter un coup d’œil lorsque je passe devant ce salon de thé que vous avez évoqué!

        Je reconnais bien en vous une vraie mélancolique! J’espère que tous ces changements seront bénéfiques, et que votre cœur trouvera les ressources pour tenir la voile malgré les vents parfois contraires.

  4. June Prune dit :

    je voulais commenter ton article « would you seduce me », mais alors que je dévorais le dernier paragraphe, mon œil a été irrésistiblement attiré et agréablement surpris par le titre juste en dessous… Bien sûr je suis un peu à la bourre et j’aurai pas de fraise tagada, mais lire (et entendre) du Renaud (celui d’avant), c’est délectable. Merci !

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