Bien avant qu’on se soit connus, je savais déjà que je t’en voudrais.

Benjamin Biolay, « Bien avant » (Trash Yéyé, 2007)

Déformation professionnelle, j’ai décidé de citer mes sources.

Dimanche, journée loose. A 14h00, je suis encore en pyjama et me prépare des crêpes à la fleur d’oranger. Je vous assure que sur une plaque électrique, c’est la croix et la bannière. Temps de cuisson moyen par crêpe : 5mn. Je devrais théoriquement pouvoir prendre mon petit déjeuner à l’heure du goûter. Je n’ai aucune motivation pour travailler ma thèse, que j’ai tout de même commencé à REDIGER. Oui, à rédiger, quatre pages messieurs dames (soit environ 1/100ème du total, ahum), enfin du concret !

Aussi le programme de la journée devra se décider entre les options suivantes : continuer Gatsby le magnifique de Fitzgerald, Nord Michigan de Jim Harrison ou commencer La carte et le territoire de Houellebecq. Visionner des séries, dans lesquelles j’ai pris un retard monstre : les épisodes de Fringe, Grey’s Anatomy, How I Met Your Mother, Better Off Ted et House m’attendent, sans oublier toute la saison 1 de Mad Men que j’ai bien envie de découvrir. Ou alors, me planter devant Vicky, Cristina, Barcelona, que j’ai eu envie de revoir tout d’un coup (après être allée voir You Will Meet a Tall Dark Stranger, qui s’est avéré être un très bon Woody Allen, d’un tragi-comique féroce et d’une tristesse hallucinante).

Mais, après tout, je vais peut-être rester sans rien faire, à écouter attentivement Benjamin Biolay, que j’aime officiellement depuis avant-hier. Jusqu’alors, j’avais une dent contre ce type sans connaître sa musique. J’ai décidé de me départir de mes préjugés idiots et d’aller enfin voir ce qu’il faisait : c’est fait, et j’adore. Trash Yéyé et La Superbe tournent en boucle chez moi depuis vendredi. C’est subtil, fin, poétique.

Tout aussi déprimant que Francis Cabrel, mais il y a des périodes dans la vie où l’on prend tout pour soi.

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14 réflexions sur “Bien avant qu’on se soit connus, je savais déjà que je t’en voudrais.

  1. S. follasse dit :

    Attends-moi pour regarder « Vicky, Christina, Barcelona », je viens chez toi un soir, on mange ensemble, on regarde ce film! Mardi? Bisous

    • Emily G. dit :

      Concernant le nouveau Woody Allen, mes accompagnateurs et moi-même nous sommes pris un grand coup de déprime dans le ciné, la faute à nos vies … particulières, en ce moment 😉 Tu y seras peut-être moins sensible que nous !

  2. Guillaume St Cosmo dit :

    Aïe aïe aïe, je ne vois qu’un remède: une prescription d’urgence de « (500) days of Summer ».

    (Je viens de rattraper mon retard, d’où une prescription qui me semble tout à fait en adéquation avec le mal)

    Sleep tight!

    • Emily G. dit :

      Cher, très cher St Cosmo, vous voilà de retour (cette phrase me donne comme l’impression d’être une demi-mondaine en robe du soir, voix suraigüe et gin-fizz à la main). Mais … Randolph s’est donc effacé devant Guillaume?

      • Guillaume StCosmo dit :

        Ha ha malédiction! je n’avais même pas remarqué, je suis découvert! J’ai écrit au Prézident mais il me refuse toujours le changement de prénom, malgré mes nombreux sacrifices pour la Nation. Rage, méandres de désespoir et autres frivolités d’humeur.

        J’ai été mandaté en Lapouanésie pour y recueillir une variété très rare de tilleul sauvage, et on reçoit mal internet dans ces contrées reculées et maudites. Je vous ai écrit des lettres tâchées de nostalgie mais nos porteurs ont été dévorés par des lions cornés, une espèce locale très agressive, et elles ont donc fini dans le ventre de l’un d’eux. Seule une question vous sera parvenue si je ne m’abuse…
        Je reviens donc vers vous avec joie mais tristesse de lire vos déconvenues, si vous me permettez l’emploi d’un tel euphémisme ! Rien qu’un cocktail ne saurait vous faire temporairement oublier j’espère! Je me tiens à votre disposition pour rosser d’éventuels goujats!

        Oserai-je? Cette robe vous sied à ravir.

  3. Mona dit :

    Pour les crêpes à la plaque électrique, il suffit de la mettre au maximum du maximum. Normalement elles cuisent toutes seules après.
    Sinon je plussoie camille pour Mad men, ceci étant, je suis à fond dans HIMYM en ce moment. Et je n’ai pas compris le dernier Woody car il m’a laissé un total goût d’inachevé. Ca part bien, et ça retombe comme un soufflé pour moi.
    Mais surtout… BRAVO pour le début de la rédaction. C’est le pire.
    (quoique la fin est pas mal non plus…)

    • Emily G. dit :

      Même au maximum, ça prend un temps fou (ma plaque est provisoire, je la soupçonne d’être un peu limite). Pour le dernier Woody (attention les gens je vais spoiler), plusieurs interprétations selon moi/mes compagnons cinéphiles : Seuls ceux qui vivent dans leur bulle sont heureux / Ceux qui vivent dans leur bulle deviennent siphonnés/ et, celle qui met tout le monde d’accord : la vie c’est pourri, pas besoin d’une grande fin pour le comprendre. Eheh.

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