Fermez la parenthèse.

J’ai décidé d’arrêter d’écrire à propos de lui, à propos de l’angoisse qui m’enserre à 1h du matin quand je suis seule chez moi, à propos du blues qui me poursuit heure après heure, à propos des efforts que je fais pour mettre le nez au dehors et voir du monde alors que j’ai seulement envie de rester cloitrée et de pianoter compulsivement sur mon clavier pour sortir toute la tension qui cogne à l’intérieur de ma tête.

Ce sera mon dernier article sur ma douleur, parce qu’à un moment, il faut savoir dire stop. Osciller en permanence entre le désir et la haine me fait voir la vie en gris foncé. Avoir jeté tous ses défauts en pâture sur la toile m’a soulagée un moment, mais, à présent, chaque fois que revient la nuit, je me replie sur mon affection et ne cesse de penser à tous ces petits riens qui me le rendaient si spécial, toutes ces petites choses qui m’emprisonnent et m’empêchent de trouver des couleurs aux autres. Parce que plus jamais je ne caresserai ses poignets, plus jamais je ne frôlerai du bout des doigts cette petite cicatrice sur son menton, plus jamais je ne contemplerai, allongée contre lui, ses rides au coin des yeux et son regard brun, plus jamais je ne respirerai l’odeur de ses cheveux, j’arrête.

J’arrête, même si j’ai envie de coucher son corps et sa peau à l’infini sur mes pages blanches. J’arrête, parce que plus le temps passe et plus la douleur se fait présente. Plus les jours avance, plus la prise de conscience est difficile et plus l’abandon m’étreint. J’arrête, parce que je suis incapable de savoir pourquoi ça me fait si mal, pourquoi je me sens tellement vide à l’intérieur alors qu’il n’a même pas été mien assez longtemps pour que cette relation mérite qu’on la nomme ainsi. J’arrête parce que je n’ai plus d’espoir, parce que  je sais très bien que quoi qu’il en soit, je traverserai l’hiver en ayant froid à l’intérieur, et que l‘enrober dans chacun des mes mots ne le fera sortir que plus lentement de ma tête et de mon coeur.

Derniers mots, donc, d’une femme amoureuse et bancale qui peine à retrouver son équilibre.

Chapitre clos. Une page vierge, et l’on reprend dans quelques jours là où on en était, avant.

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5 réflexions sur “Fermez la parenthèse.

  1. Ére dit :

    Déménagement et concours obligent, je n’étais pas venue depuis longtemps ici, en tout cas pour commenter.
    Je te souhaite l’hiver le moins glacial possible, du temps et de nombreux dérivatifs…

  2. madeleinemiranda dit :

    Je te souhaite tout plein de courage, ne t’en fais pas, le temps aidera. Je sais que c’est facile à dire, mais moi aussi je suis passée par là, et je m’en suis sortie. Je me souviens toujours d’une phrase de ma grand-mère: Love hurts, but hearts mend 🙂 Et c’est bien vrai!
    Bon courage, je te souhaite d’être heureuse, avec ou sans lui 😀

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