Nouvelles des presque trente ans.

Ça fait mille ans que je ne suis pas passée par ici, mais je note tout de même que personne n’a appelé Police Secours. J’aurais pu mourir d’un infarctus puis être dévorée par mon chat que personne ne s’en serait soucié. Monde ingrat.

Mille ans, donc, que je n’ai pas écrit, et entre temps, des choses se sont passées. En premier lieu, j’ai eu vingt-neuf ans, me voilà donc dans ma dernière année de vingtenaire. Pour tout dire, ça ne me traumatise pas plus que ça, pour mes trente ans je serai certainement docteur, et ma foi, je trouve que ce n’est ni vraiment tôt (mais tout le monde n’est pas précoce) ni très tard. A part ça, je suis toujours délicieusement fraîche, n’est-ce pas (même si je mets trois jours à me remettre d’une soirée arrosée, que j’ai des pattes d’oies, que je deviens de plus en plus myope et que mes rides du lion se creusent – infimes détails).

Pour mes vingt-neuf ans, j’ai fait des trucs très chouettes : on m’a offert ma première séance d’escalade, et j’ai adoré évoluer à la verticale, me raccrocher à la force de mes bras, de mes jambes et de mon mental. J’ai vu une adaptation de Richard II de Shakespeare, bu des verres avec plein de copains différents. Les festivités, plus d’une semaine après, ne sont pas encore terminées, puisque j’organise une petite sauterie demain soir à l’occasion de la venue d’un ami qui n’a pas eu la chance de célébrer avant ma montée en âge. L’anniversaire en plusieurs temps, un concept qui me plaît !

Sinon, j’ai aussi subi, enfin provoqué, une rupture. Avec le même, oui. Vilain-briseur-de-coeur devenu Chéri redevenu vilain-briseur-de-coeur. Subi, disons, une rupture provoquée parce que je n’avais pas d’autre choix que de la provoquer. On ne suit pas au fond? Pas grave. Il y a un an, on commençait tout juste à se parler. Après des mois de tours autour du pot, une relation brève, une séparation, des mois à tourner de nouveau,  un retour, une nouvelle chance, de l’espoir, des déceptions, une relation dans laquelle je me perdais, la fin a pointé le bout de son nez. Parce que monsieur m’aime « plus qu’en ami mais moins qu’en amoureux », j’arrête les frais, définitivement. Très fragilisée, mais soulagée.

Finalement, le bilan de l’année pourrait-être bien pire.