Procrastination.

Me lever à 11h. Checker mes mails. Aller sur facebook. Chatter. Parcourir les blogs. Rechercher des bijoux d’inspiration celtique, puis elfique, puis médiévale. Avoir envie de cliquer sur « acheter ». Manquer mourir d’un infarctus en voyant les prix. Laisser mon compte en banque tranquille. Retourner sur facebook. Commenter deux ou trois statuts. Lancer une playlist. Songer à petit-déjeuner. Mettre de l’eau dans la bouilloire. Checker de nouveau mes mails. Appuyer sur le bouton de la bouilloire. Chercher des video live de Florence+The Machine, longtemps. Se rendre compte que l’eau est froide. Remettre la bouilloire à bouillir. Mettre la théière dans l’évier avec l’intention de la laver. Trouver enfin « la » performance acoustique à partager. L’envoyer par mail. Laver la théière. Vider la boule à thé et la remplir de thé frais. Enfin boire mon thé. Me faire des tartines. Re-retourner sur facebook. Répondre à quelques textos. Passer un coup de fil. Prendre une douche. Dans un grand élan de motivation, sortir l’aspirateur. Commencer à faire le ménage. Maudire l’aspirateur qui s’arrête tout seul car le sac est plein. Me souvenir que je n’ai pas racheté de sac de rechange. Ranger l’aspirateur. Décider de passer la serpillère quand même. Me brûler les mains dans le seau d’eau trop chaude. Finir le ménage. Avoir de nouveau envie de prendre une douche. Re-re-retourner sur facebook. Lancer une autre playlist. Prendre le chat en photo. Filmer le chat. Jouer avec le chat. Parler avec le chat. Me cuisiner du saumon et de la ratatouille, à 17h passées. Guetter si des mails n’arrivent pas dans ma boîte. Re-re-re-retourner sur facebook, un peu tristement. Décider qu’il est beaucoup trop tard pour me mettre à travailler. Me retrouver à 18h30 à écrire un post aussi creux que ma journée. Oublier, définitivement, mes rêves de grandeur.

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