A la Saint-Valentin, ronge ton frein. Ou pas.

Alors oui, c’est la Saint-Valentin. Personnellement, ça me fait une belle jambe. Tout le monde sait qu’un certain Vilain Lacanien – qui rejoint donc officiellement le camp des Vilains avec le Matheux – s’en est allé vers de plus vertes (et jeunes) contrées il y a peu. Ceci dit, quand bien même, vu le Sieur, j’aurais pu l’attendre, mon bouquet de fleurs ou ma petite attention, alors l’un dans l’autre, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Las, je sais cependant qu’il a dit à mon copain de caserne que je suis une fille très fine, dotée d’une exceptionnelle intelligence, et belle par surcroit (ce que je soupçonne, même si je sais qu’il le pense, être une stratégie pour que la phrase me soit répétée et ne pas paraître trop détestable à mes yeux, traumatisé qu’il doit être que je ne veuille plus le voir) (parce que là, il faut bien avouer que je frôle la perfection, c’est à se demander pourquoi il est parti, n’est-ce pas). Mais tout ça ne me fera pas obtenir le si convoité joli médaillon en forme de coeur à partager avec mon dulcinée, offert dans un écrin de velours rouge entre une coupe de champagne et un mi-cuit au chocolat. (Docte lecteur, une partie de cette phrase constitue une désopilante blague, à toi de retrouver laquelle).

Sinon, je suis chez mes parents, en stand-by entre mes deux appartements, et je profite d’avoir une connexion Internet vaillante pour vous abreuver de mes aventures. Je fête allègrement la Saint Traversin, et ce depuis trois jours, en faisant joyeusement le tour du cadran et me levant à des heures indécentes. Je fête également la Saint Fifrelin, en me ruinant de façon inconsidérée dans d’indispensables étagères en pin naturel, barres de support et cornières (une bibliothèque d’angle prendre demain forme sous mes yeux, comme construite des blanches mains de mon papa par magie), nouveau pommeau de douche, suspensions japonaises fleuries en papier, etc.

Je trépigne d’impatience à l’idée d’aménager mon nouveau nid, et de pouvoir travailler au soleil. Travailler, parce que ces temps-ci, c’est le niveau zéro de l’avancement de la thèse, l’objectif des sept pages par semaine est une vaste blague perdue dans un champ de cartons et de meubles en vrac. Un déménagement, ça vous tue une bonne résolution intellectuelle. Mais je me vois déjà à mon bureau près de la fenêtre, avec ma tasse de thé préparée dans ma graaaande et fonctionnelle cuisine américaine, les orteils battant la mesure sur le sol parqueté. A chaque jour sa quête, cette après-midi je m’en vais chasser le rideau féroce. Et comme je suis quand même une gentille fille, je souhaite une bonne et grosse fête aux amoureux en n’espérant même pas qu’ils s’étouffent avec une part de fraisier.

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8 réflexions sur “A la Saint-Valentin, ronge ton frein. Ou pas.

  1. Sophia dit :

    Je trépigne aussi d’impatience de voir les premières photographies et cet endroit magnifique, ta caverne!!!! Une bise et puis moi, la saint-valentin je m’en contrefous!

  2. mllebabooshka dit :

    1an après, je cherche toujours le petit truc à ajouter à mon chez moi. Sachant que j’attends des températures plus clémentes pour m’attaquer à la loggia 😉

    Bonne chasse aux trésors …

  3. jacbernard dit :

    Ma docte proposition pour la blague : comme le bijou représente un demi coeur, le gâteau est à demi cuit.

    Ouais, je sais, c’est un peu tiré par les cheveux mais c’est la seules réponse qui me vient à l’esprit pour le moment. Quelle est la date butoir avant le dévoilement de la solution ?

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