Une femme vaut mieux que deux tuent Laura (Palmer).

Je ne pouvais pas ne pas écrire d’article en ce 8 mars, journée internationale des droits de la femme, vu que mes recherches portent sur le féminin et que je passe des heures à cogiter sur le sujet. A la base, je comptais me mettre au lit avec une série (celle qui se passe dans un hôpital dans lequel il y a autant de médecins femmes que de médecins hommes), mais le statut facebook d’un de mes contacts m’a interpellée : « La journée de la femme est hypocrite, c’est tous les jours qu’il faut lutter contre les inégalités ». Certes. Sur ce point je suis d’accord. De même qu’on n’attend pas la fête des mère pour aimer sa maman, ni Noël pour manger du foie gras (si?) on n’attend pas le 8 mars pour devenir féministe ou lutter contre le sexisme ordinaire. A mes élucubrations sur l’utilité et la légitimité d’instituer une journée dédiée aux femmes, je n’ai pas encore de réponse. Comme toujours, vis-à-vis de ce genre d’initiative, je suis ambivalente.

Cette journée rappelle à tous que oui, aujourd’hui, en 2012, dans le monde, même dans notre pays à peu près civilisé, l’homme est encore le référent universel, les femmes sont encore considérées comme une minorité et sont encore victimes de discriminations. Et une piqûre de rappel ne fait JAMAIS de mal. Cependant, quelque part ça me dérange : les droits de l’homme, que l’on devrait d’ailleurs plutôt appeler droit des humains, étant censés être les mêmes pour tous les individus, quel que soit leur sexe, pourquoi devrait-on insister sur les droits des femmes? Pour rappeler que les inégalités subsistent, me répondront certains. Et je serais d’accord. Mais instituer une telle journée, n’est-ce pas entériner ce statut de minorité, n’est-ce pas cautionner la division du genre humain comme si, dans le monde, il y avait d’un côté les hommes et de l’autre les femmes, perpétuellement en opposition?

Ça fait un moment que je m’interroger sur cette division homme/femme. C’est une notion qui nous vient des premières critiques du capitalisme : de la même façon qu’il y a division entre les riches et les pauvres, il y a une division entre les hommes et les femmes. Je simplifie à dessein (Marx pour les nuls, ce sera une autre fois). Moi qui travaille sur un pays qui fut (et demeure, dans une certaine mesure) communiste, j’ai bien noté qu’idéologiquement, la société communiste n’est pas divisée entre les hommes et les femmes, mais entre les bons et les mauvais révolutionnaires. Hommes et femmes, même combat – quitte, d’ailleurs, à nier le féminin, mais ce sera aussi pour une autre fois. Ce n’est qu’avec l’ouverture capitaliste de ce pays que les inégalités visibles entre hommes et femmes ont réapparu.

On comprend qu’après 30 ans de « camarade » par ci et « camarade » par là, uniformes pour tous, cheveux courts, les femmes, sous l’influence du monde occidental qui plus est, aient sauté sur ce qui leur donnait une apparence de femmes. Mais pourquoi, si vite, les femmes sont-elles redevenues des produits de consommation comme les autres? Pourquoi, si vite, les inégalités sexuelles ont-elles refait surface? Un bon coco vous dirait que c’est la faute au capitalisme. Il n’aurait peut-être pas tort – je ne me suis pas encore assez penchée sur l’organisation des sociétés pré-capitalistes pour avoir les idées bien claires et ne pas dire de bêtises. Personnellement, ce que j’en dit, c’est que modifier les superstructures sans s’attaquer aux fondement de la pensée ne change en rien les mentalités ancrées. Je crois que durant ces 30 années, la partie masculine de la société, malgré l’égalité proclamée, n’a jamais réellement considéré la partie féminine comme son égale, en vertu d’un héritage culturel de centaines d’années de patriarcat bien solide.

Une petite digression simplement pour revenir au sujet initial, à savoir qu’instituer la journée de la/ des femme(s) ne changera jamais rien en profondeur si les mentalités n’évoluent pas en parallèle. Quand le débat sur le mademoiselle a fait rage, j’étais, comme d’habitude, ambivalente. Certes, voici une inégalité, mais n’a-t-on pas mieux à faire que de s’acharner sur des formulaires? Puis, quand la circulaire a été votée, j’ai vu les choses avec un regard neuf. S’attaquer au « mademoiselle » sur les papier administratifs c’est, pour une fois, s’attaquer aux fondements des institutions. Eliminer le statut matrimonial des femmes  de leur identité, c’est réellement, enfin, éliminer la fameuse « domination masculine ». Le débat a fait couler beaucoup d’encre, certains n’y ont vu aucun intérêt, mais à présent, je vois clairement l’enjeu : peut-être que dans quelques (dizaines de) décennies, quand les générations futures auront vu défiler des milliers de formulaires devant leurs yeux, la définition d’une femme à travers son statut conjugal deviendra un non-sens, voire ne se pensera même plus. Et là, ce seront enfin les mentalités qui auront évoluées. Ce ne sera peut-être pas une grand victoire, mais ç’en sera une tout de même. Il faut commencer petit.

Voilà donc ma rachitique contribution qui ne sert à rien, toute en digressions, réflexions, sans queue et sans tête, à la journée de la femme. Avec, en prime, le titre le plus lourdingue de toute l’histoire de mon blog (mais j’en suis quand même contente, j’ai un peu honte).

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29 réflexions sur “Une femme vaut mieux que deux tuent Laura (Palmer).

  1. laule dit :

    « Peut-être que dans quelques (dizaines de) décennies, quand les générations futures auront vu défiler des milliers de formulaires devant leurs yeux, la définition d’une femme à travers son statut conjugal deviendra un non-sens, voire ne se pensera même plus. Et là, ce seront enfin les mentalités qui auront évoluées  »
    Tout (ou presque) est dit dans cet exemple (« mademoiselle », »madame ») au final ces titres existent seulement parce que les hommes existent (mademoiselle car non mariée, madame car mariée) ce qui veut dire que le titre qu’on nous donne dépend de notre situation conjugale, donc de l’homme. Je trouvais moi ici ce débat ridicule jusqu’à ce mes réflexions me mènent à ou les tiennes t’ont menée, l’égalité existera réellement le jour ou la femme ne sera plus vue comme une femme mais comme un être humain comme les autres, voilà pourquoi cette lutte pour « les droits des femmes » me met mal à l’aise, bien sûr il faut tout de même qu’elle existe, mais le fait qu’elle existe ne fait que nous renvoyer en permanence dans la face qu’effectivement, en ce mois de mars 2012, nous en sommes toujours au même point idéologiquement parlant, malgré les progrès effectués depuis (IVG, contraception, droit de vote), les femmes restent une entité à part, inférieure, et à part…(et d’après moi, et ça n’engage évidemment que moi, la société et le capitalisme n’en sont pas les seuls responsables, il n’y a qu’a regarder autour de soi, certaines femmes se complaisent dans ce rôle de  » créature inférieure  » (grosses, très grosse guillemets) et ne voient pas l’intérêt de se révolter, la capacité de s’indigner des femmes d’aujourd’hui, et de l’humanité en général est à la baisse, et je ne parle pas de féminisme engagé, ni de féminisme tout court en fait, je parle de la capacité d’un être humain, qu’importe son genre, à se révolter, à s’intéresser aux problèmes actuels de notre société en général…), puisque tu fais partie du monde de la blogo, juste un exemple concret : toutes ces nanas qui font des blogs sur les fringues, le maquillage, entrecoupées de photos de leur progéniture ou du chat de la maison, ces femmes ont un lectorat incroyable ( plus de 300 visites par jour) et de quoi elles parlent à leurs lecteurs ? De rien…Je finis mon pavé sans queue ni tête ici, sache que ton blog est une bouffée d’oxygène, je dirais presque une lueur d’espoir, putain pourquoi les blogs les plus médiatisés sont ceux qui ne parlent que de mode, de make up, parce que bordel regarde le nombre de commentaires que tu as par rapport à une Minmor ou une Coline dont les 2 QI réunis n’égalent pas le tien, parce que les gens sont des cons. Sick Sad World.

    • Emily dit :

      Merci pour moi et mon blog, mais il m’arrive très fréquemment de ne parler de rien à mes lecteurs ceci dit, et de poster des photos de mes robes de temps en temps 🙂
      L’ironie de l’histoire, c’est qu’il n’y a pas longtemps, je me suis fait pourrir sur un autre blog car je participais soi-disant à véhiculer des clichés sur les sexes : j’avais osé dire que je n’aimais pas les pouilles mouillées et les petits natures, de ceux qui n’osent pas aller parlementer avec le voisin quand il fait trop de bruit, et que je voulais que mon homme soit un guerrier capable de se lever pour ses convictions. Rho le tollé, je suis passée pour une femelle attendant l’homme fort et ne reconnaissant pas à celui-ci le droit d’être fatigué, faible, déprimé. Un cliché ambulant, quoi – alors que j’ai une prédilection pour les angoissés en tout genre – mais qui peuvent aller engueuler le voisin.
      Tu connais la chanson du dimanche « Je suis une femme » : « femme, je suis une femme, comme un humain féminin ». Ça me plait ce terme, « humain féminin », ça pose l’égalité avec « humain masculin ».
      Quand je parle de capitalisme, j’entends par là les sociétés marchandes, ce serait a priori avec elles que l’oppression et l’infériorisation des femmes a commencé (il semblerait que dans la plupart des société dites primitives, hommes et les femmes, tout en ayant des rôles sociaux différents, jouissaient de statut d’une même importance – si un anthropologue passe pas là, je vais me faire taper sur les doigts pour approximation et extrapolation je crois).
      Sinon, je ne connais absolument pas les blogs dont tu parles… J’irai voir ce qu’il en retourne par curiosité !

  2. Anna E. dit :

    N’empêche qu’on aurait pu supprimer le « madame » et laisser le « mademoiselle » (screugneugneu).
    Sinon au lieu de dériver en « fête de la femme kikoo je t’apporte exceptionnellement des croissants », ce serait bien que le 8 mars serve à faire le point des progrès accomplis dans la lutte contre le sexisme, de ce qui reste à faire et à informer sur la situation des femmes dans les pays moins développés … Je ne pense pas qu’on puisse pour l’instant se passer d’une piqûre de rappel régulière sur le sujet, même si ça contribue à entériner le statut de minorité, comme tu le formules très justement (j’ai un peu de mal à aligner mes idées, aujourd’hui) (quoique le « journée/fête de la femme » entérine plus cette idée que « piqûre de rappel sur les inégalités subsistant dans une société dite civilisée et se glorifiant d’être la patrie des droits de l’homme »)
    (J’ai ri à ton titre :D)

    • Emily dit :

      Pour le « mademoiselle » subsistant à la place du « madame » j’y ai aussi songé! Ç’aurait d’ailleurs été préférable je trouve : on nait demoiselle et, mariée ou pas, on le reste, et c’est très bien.
      Le fait qu’on appelle les artistes (actrices, chanteuses) mademoiselle ad vitam m’a toujours interpellée, d’ailleurs : c’est bien la preuve que le « mademoiselle » conserve l’identité propre de ces femmes, alors que le changer en « madame » reviendrait à leur attribuer une identité conférée par un statut conjugal. Donc le « mademoiselle » à la place du « madame », j’étais pour. Ceci dit, étymologiquement, « madame » est le pendant de « monsieur » donc bon… égalité, égalité. Parce qu’entre ça ou rétablir le « mon damoiseau »… (ben oui, on a dit égalité).

    • Emily dit :

      Ah oui c’est bien aussi 😀
      (ceci dit, personne n’a encore tué Laura Ingalls, à la différence de Laura Palmer – même si nous sommes certainement d’accord pour dire qu’elle le mériterait amplement!)

  3. Gabriel dit :

    équité, justice, voilà ce à quoi l’on devrait aspirer, mais égalité cela est un concept fumeux un concept qui nie le réel. le réel c’est la différence. qui dit différence ne veut pas dire supériorité de l’un par rapport à l’autre. complémentarité bien plutôt. cependant le féminisme nie la spécificité des genres. il n’aime ni l’homme, ni la femme. surtout pas l’être concret. comme toute idéologie il raisonne avec des cases, des catégories, des étiquettes, des généralités, en sens inverse de l’existence.
    on peut imposer une idéologie, mais on se contente d’agir en surface, sur le plan mental. on ne change pas l’être profond.

    « Qui cherche à façonner le monde,
    je vois, n’y réussira pas.
    Le monde, vase spirituel, ne peut être façonné
    Qui le façonne le détruira
    Qui le tient le perdra »

    quant à la journée de la femme… si j’en étais une, j’aurais le sentiment qu’on se fout de ma gueule.

    • Emily dit :

      Tu n’es pas le premier à me faire cette réflexion sur le terme d' »égalité », mais je ne suis pas d’accord. Quand on parle d’égalité, on parle ici d’égalité de droits. « Les hommes naissent libres et égaux en droits ». Pour moi l’égalité ne nie aucunement la différence, elle assure à chaque sexe le même traitement, au niveau civique, social, économique, politique.
      Je me souviens de la réflexion de je ne sais plus qui, qui disait « ah ben porte-le ton sac de 20 kilos, vous avez voulu l’égalité, tu te débrouilles ». J’ai trouvé ça parfaitement idiot : nous réclamons l’égalité des droits, pas une similarité qui ferait de nous des nouveaux hommes.
      Tendre à gommer la différence entre hommes et femmes est effectivement une aberration, c’est en plus totalement irréaliste (et irréalisable). Nous sommes différents, c’est un fait, d’une part biologiquement, et de l’autre… pour l’autre je ne sais pas. Les psychanalystes distinguent le sexe psychique. Nos rôles sociaux sont différents, mais les rôles ne sont jamais figés. On rentre là non plus dans la question du sexe, mais dans celle du genre, et le genre évolue en fonction des bouleversements sociaux, des changements de mentalités, etc. La négation de la différence est malheureusement une tendance chez certaines féministes, mais chez certaines seulement. Cette conception est remise en cause depuis des décennies – chez les chercheurs, du moins. Comme dans tout courant, certaines branches sont plus intelligentes que d’autres.
      Concernant la complémentarité, je suis sceptique. Je n’aime pas penser le féminin et le masculin comme complémentaires, car ça implique que l’un possède ce que l’autre n’a pas, et vice versa. Or, c’est vrai sexuellement, mais ça ne l’est pas pour tout. Je pense que nous sommes simplement différents, et que la complémentarité est une vue de l’esprit, une construction sociale qui trouve son origine dans une vérité biologique (il faut une femme et un homme pour se reproduire). La complémentarité, c’est la fameuse légende platonicienne de l’androgyne coupé en deux qui cherche sa moitié. Or, ce qui est complémentaire selon moi, ce sont les rôles sociaux qu’on attribue aux hommes et aux femmes, c’est la division de ces rôles. Dans certaines sociétés primitives, les rôles des uns peuvent être endossés par les autres. Ce qui me fait dire qu’à part biologiquement pour se reproduire, un homme peut se passer d’une femme, et vice versa.
      Bon bref, je ne vais pas disserter à l’infini.
      (Ah si, dernière chose : je suis totalement d’accord concernant les idéologies : ce n’est pas en les imposant qu’on change les mentalités).

      • Gabriel dit :

        séparer les plans/réalités biologiques, psychologiques, spirituels… c’est celà qui tient d’une vue de l’esprit.

        dans les faits, l’égalité des droits aussi est une fiction, indépendamment du sexe.
        d’autre part, la revendication de droits relève d’un esprit qui m’est étranger. moi je vois plutôt le devoir vis à vis des autres et vis à vis de soi-même.

  4. jacbernard dit :

    C’est avec grand plaisir que j’ai lu ta réflexion concernant « droits de l’homme / droits de l’être humain ». Au lycée, j’avais dit la même chose et la prof avait haussé les épaules.

  5. Emily dit :

    @Gabriel : Quand les droits ne sont pas acquis, on est bien obligé de les revendiquer. Si on attend de chacun qu’il entrevoie ses devoir vis-à-vis des autres et de lui-même, on n’est pas rendu. Si les afro-américains avaient attendu que les blancs leur offrent des droits civiques sur un plateau par devoir envers-eux et pour pouvoir se regarder dans un miroir, ils n’auraient pas encore le droit de vote. C’est triste de devoir s’emparer par la force de ce qui devrait nous revenir de droit, mais quand on se heurte à un mur en face, quel choix a-t-on?
    L’égalité des droits n’est pas pour moi une vue de l’esprit, ce n’est pas bien compliqué : à travail égal salaire égal, pas de discrimination à l’embauche à cause du sexe ou de la couleur de peau, que sais-je encore. Ça n’implique pas une totale égalité sociale, qui elle est effectivement illusoire : qu’il n’y ait plus de pauvre et plus de riches par exemple. Mais pour cela il faut que les mentalités évoluent, que l’on repense notre façon de nous considérer comme des hommes/femmes, qu’on sorte des conceptions et représentations véhiculées depuis des siècles.
    Je suis convaincue que séparer les plans biologiques, spirituels, etc n’est pas une aberration, car si les données biologiques, elles, ne peuvent évoluer, tout le reste m’apparaît comme construction sociale. Et un construction sociale, ça évolue. Les suédois sont bien parvenus à un modèle de société plus égalitaire que le nôtre, et ce en partant des mêmes bases (patriarcat, etc). On ne de demande quand même pas la lune : du respect, être traitée comme des humains et non comme de la viande/une potiche/un objet, se voir refuser un emploi parce qu’on aura hypothétiquement des enfants dans quelques années … Les mêmes doits dans la vie civique, sociale, à l’école, au sien du foyer, c’est quand même le minimum. Pour certains hommes, ces droits sont l’évidence même, mais pour d’autres (j’en ai connu) il y a du chemin à faire.

      • Gabriel dit :

        qu’on se comprenne bien. on peut décréter l’égalité des droits… on peut s’efforcer de changer les normes sociales… on raisonne en termes de système. moi le système ne m’intéresse pas vraiment. le système, c’est les règles, la logique, les cases… il n’y a rien à aimer dans tout ça.
        ce qui m’intéresse, c’est l’individu, sa conscience et ses choix… libres donc, non pas imposés ou conditionnés.

        d’une certaine manière, le texte suivant expose la question/l’opposition
        http://wikilivres.info/wiki/Les_Fr%C3%A8res_Karamazov/Livre_V/V

        (sinon, personnellement, je suis intolérant face à toute forme d’injustice mais c’est autre chose)

        la suède… c’est l’enfer du politiquement correct et de la pensée unique. un pays de zombies. des êtres à sang froid.
        toi qui es du sud, tu supporterais pas longtemps, je t’assure. vraiment rien d’un modèle.

  6. Emily dit :

    Ah oui, la Suède, pays du conformisme, où il ne faut surtout pas dépasser de la petite case – mais quand même, pour mener de front une carrière et une vie de famille, c’est le paradis.
    Je préfère aussi l’individu au système, mais très franchement, quand on voit comment certains pensent, on se dit qu’un petit lavage de cerveau organisé par le système ne serait pas inutile. (Semi) blague à part, le conditionnement n’a jamais modelé les esprits, mais on peut faire évoluer les mentalités individuelles au fur et à mesure, pas en imposant les choses, mais en « aidant » l’individu, si je puis dire, à penser dans le bon sens – et quand je dis « bon », j’entends « bon pour le collectif », pas « dans le sens de quelques uns qui auraient décrété telle chose pour leur propre commodité ». Il n’est pas question que le système pense pour l’individu, mais de mettre en place des moyens de faire évoluer les choses positivement pour le plus grand nombre.
    Mais, globalement, je crois qu’on se comprend 🙂

    • Gabriel dit :

      Et qui s’arroge le droit de définir ce qui est « positif »? La minorité « éclairée » (celle-là même qui professe l' »égalité ») ?

      • Emily dit :

        Eh bien oui, Jacbernard et moi-même ! A deux nous penserons pour les autres. C’est ici que commencent nos carrières de dictateurs raisonnables – gouvernement paritaire, en plus! Mais comme nous sommes pour l’égalité, nous étudierons toute suggestion 🙂

      • jacbernard dit :

        Referendum, ou plutôt référent d’humain.
        ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

        Qui est d’accord avec Emily et moi sur le mauvais choix du terme « Déclaration des Droits de l’Homme » ?

  7. Gabriel dit :

    le monde merveilleux du village

    ou peut-être…

    paritaire… euh Jacbernard il compte pas pour un homme, du moins pas à mes yeux, je le tiens pour un « être humain ».
    sinon, moi aussi, je suis royaliste, à la condition expresse d’être roi…
    (à la limite je veux bien t’accorder un CDD de reine…)

  8. jacbernard dit :

    Referendum, ou plutôt référent d’humain.
    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Qui est d’accord avec Emily et moi sur le mauvais choix du terme “Déclaration des Droits de l’Homme” ?

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