La belle vie paire*

[*j’ai honte de ce jeu de mots. Mes confuses.]

Aujourd’hui, j’ai scruté les tatouages de mon collègue tatoué. Pas sur sa vraie peau (parce qu’il ne se déshabille évidemment pas au travail, les jeunes d’aujourd’hui ne font preuve d’aucune bonne volonté), mais sur son facebook (il poste des photos de son corps et attend qu’on les partage ou les like, ça se passe de commentaire) (ah ces jeunes). Ensuite, il m’a montré une image sur laquelle est représentée un bonhomme couvert de zones allant du jaune au rouge supposées indiquer aux futurs masochistes à quel point ils vont pleurer leur mère s’ils se lancent dans l’aventure du coloriage corporel. How Much Your Tatto Will Hurt, que ça s’appelle.

Et bien les amis, je vais douiller et pas qu’un peu.

Enfin, ma douille attendra le budget qui est pour l’instant inexistant (j’ai bien songé à servir de cobaye à un sadique artiste débutant moyennant gratuité ou grosse remise, mais j’ai peur de me retrouver avec un tatouage qui serait au dessin ce que les cheveux de Robert Smith sont à l’art capillaire . Imaginez vous trimballer à vie une coupe tout droit sortie de Tchip Coiffure : oui, ça fait hésiter). Pour me consoler, je suis allée fouiner aux Galeries Lafayettes, où j’ai essayé des robes incroyablement chères pendant deux bonnes heures.

En rentrant à la maison, je me suis enfin décidée à aller lorgner dans le nouveau restaurant à sushis qui a ouvert près de chez moi, pour voir si par hasard il n’y aurait pas là quelques denrées végétariennes à me mettre sous la dent. Alors que je saisissais un prospectus, je suis tombée nez-à-nez avec un charmant spécimen rencontré au boulot deux ans auparavant et que je trouvais fortement choupinou. Parfois, voir se matérialiser devant mes yeux un fantasme vivant me rassure sur ma santé mentale et sur ma capacité à ne pas faire une fixation pathologique sur Oberyn Martell et son caftan jaune. On a discuté quelques minutes, lui avec son éternelle clope au bec et sac à dos, et moi en mode Fran Fine gloussant devant Mr Shefield.

Puis je suis rentrée chez moi, mais comme je suis contente, j’ai décidé de vous faire un cadeau :

"J'ai envoyé Jon Snow se rhabiller".

« J’ai envoyé Jon Snow se rhabiller ».

Ne me remerciez pas.

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