Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince.

7h40 : Le réveil sonne. Je me rendors pour 5mn.

7h45 : Deuxième sonnerie. Je décide de somnoler encore un peu.

7h50 : Troisième sonnerie. Je m’extirpe du lit et file droit à la douche.

7h56 : Je sors de la douche, je m’habille, je sors mon repas préparé de la veille, une fouchette, une compote, mes biscuits bjorg au chocolat et une clémentine et je fourre tout dans mon sac Monoprix.

8h08 : Je retourne dans la salle de bain, me brosse rapidement les dents, un coup de brosse dans les cheveux. Je mets mes chaussures, cherche mon téléphone. Où est mon téléphone ?

8h12 : Je suis en retard. Ah, mon téléphone est là. Texto de Rémi : « Je peux te prendre en voiture si ça t’arrange, rendez-vous devant chez moi à 8h30 ». Comme j’ai finalement du temps, je décide de me faire une tisane et de me coiffer un peu mieux que ça.

Variante : Je mets mon manteau, mon écharpe, attrape mes deux sacs et m’élance dehors. Je marche très vite jusqu’au tram de 8h15, qui me passe sous le nez, j’attends celui de 8h20.

8h28 : Je mets mon manteau, mon écharpe, attrape mes deux sacs et m’élance dehors. Je marche très vite jusqu’à chez Rémi, qui descends à l’instant de chez lui. On est synchro.

8h32 : On démarre en se racontant notre weekend. Rémi me parle musique et fait des blagues, j’aime beaucoup faire le trajet avec lui. On a droit à tous les feux rouges.

Variante : Je descends du tram et saute dans le bus 102, où Bastien est déjà assis. On discute le temps du trajet, de choses très concrètes : la météo, le boulot. C’est un peu lassant, mais Bastien est sympa.

8h40 : Il y a des déviations. On revient au point de départ, et on prend une autre route.

Variante : Le bus me dépose à quelques centaines de mètres du bureau, sur la zone industrielle. Je marche et traverse la route encombrée de camions et voitures. J’arrive sur le parking et je monte les escaliers de fer de l’entreprise. Une poignée de collègue est déjà là. Je leur fais la bise. Un rituel ici : tout le monde se dit bonjour.

8h50 : Les feux rouges n’en finissent pas ce matin.

9h02 : On arrive avec 2mn de retard. Presque tout le monde est déjà là. Je range mon repas dans le frigo, je pose mes sacs et mes affaires à côté de mon bureau. J’allume l’écran de mon ordi,  remplis la bouilloire et mets de l’eau à chauffer, puis je fais le tour de tous les bureaux pour dire bonjour. Environ 15×3 bises plus tard, je me prépare une tasse de thé.

9h07 : Je regarde les mails envoyés par les clients en buvant mon thé et je me mets au boulot. Quinquin hurle au téléphone.

9h10 : Francis est en retard comme tous les matins et passe très vite dans le couloir en disant « bonjour ! ». Quinquin fait une blague qu’il est le seul à comprendre.

9h20 : Flo ferme son bureau à clé et passe devant le notre. « On y va ! ». C’est le signal de la réunion générale du lundi matin.

9h22 : J’arrive en salle de réunion. Il y a deux sacs de croissants et de pains au chocolat sur la table, du café. On est assis sur des chaises, sur le petit mur du fond de la salle, ou debout. On se sert du café, Thomas désigne un « animateur de réunion » et on fait le tour des services. Que s’est-il passé la semaine dernière au service commercial ? Au service R&D ? Au service messages ? Au service musique ? On blague beaucoup. Laetitia, immanquablement debout, prend des notes sur un calepin. Un peu plus tard dans la journée, elle nous enverra à tous par mail un compte-rendu, que personne ne lira.

9h45 : La réunion se termine. Je prends un croissant que je mangerai devant mon écran. Tandis que je rédige activement spots radios et messages instore et que je commande des enregistrements aux comédiens-voix, les mails se déchaînent et le boulot s’accumule. Quinquin  hurle au téléphone.

Variante : Nous avons une réunion de production après la réunion générale. 

12h00 : Certains s’élancent dans le couloir en criant à la ronde « Bon appétit ! ». Je finis ce que j’étais en train de faire.

12h15 : Je vais en salle de pause, je sors mon repas du frigo et je mange en compagnie de ceux qui sont là. On discute, on rit. Ensuite, je passe une petite heure devant mon ordi à faire des trucs personnels : je regarde mes mails, vais sur facebook, regarde les annonces d’appartement sur Leboncoin, envoie des textos.

14h00 : Je reprends le travail.

15h30 : Il est déjà 15h30 ! Je blague par mail et tchate avec Eric, Rémi ou Francis. Vincent me demande des précisions quant à un spot qu’il doit produire. Je demande à Alexandra de me renvoyer un mail. Elle ne me l’envoie pas.  Sur une question X ou Y, Quinquin démontre par A + B qu’il a raison.

16h30 : Diantre, 16h30 ! Quinquin a le casque sur les oreilles et ne dit plus rien momentanément.

17h20 : Je commence à anticiper mon départ : je vérifie que toutes les urgences urgentes ont bien été traitées. Ok. Je continue à avancer sur les urgences un peu moins urgentes. Je demande à Rémi s’il rentre directement chez lui à 18h00. Non, il part dans l’autre sens. Je demande à Eric par messagerie s’il prend le bus. Il me dit que non, il partira plus tard car il a du boulot.

18h00 : Je m’élance dehors, je marche vite jusqu’à l’arrêt de bus. Je traverse la nationale, si dangereuse. Bastien est déjà là. Le bus est en retard, j’ai froid.

Variante : Rémi, Eric et moi sortons et descendons l’escalier de fer. On démarre, les blagues fusent, je me marre.

18h10 : Le bus arrive enfin. Il nous dépose à l’arrêt de tram.

18h18 : Le tram arrive. On discute le temps du trajet, de choses très concrètes : la météo, le boulot. Bastien descend. J’envoie des textos, enfouie dans mon écharpe. Je rêvasse, contente d’avoir fini la journée.

18h35 : Je descends du tram et marche jusqu’à chez moi.

18h40 : J’ouvre ma porte. Le chat essaie de sortir, je l’en empêche. Le téléphone sonne, c’est mon homme, on discute un peu. J’envoie des textos. Rendez-vous pris avec une copine demain soir, et une autre vendredi, pour notre premier cours de pole dance. Je prends la douche la plus longue de ma vie, je me mets en pyjama, puis je fais chauffer la soupe de la veille. Je la mange avec un gros bout de pain, en regardant un épisode, ou deux, ou trois de Grey’s Anatomy, Downton Abbey, ou The Knick.

Quelque part entre 22h et 00h30, je vais me coucher.